Les socialistes piétinent la présomption d’innocence

 Les socialistes, avec l’aide d’une presse amie, cherchent à utiliser, contre le Président, une enquête sur l’attentat de Karachi (qui aurait été provoqué, si l’on en croit certains, par l’arrêt, décidé par Jacques Chirac, du versement de commissions),  opportunément accélérée et médiatisée ces derniers jours.

 

L’opposition socialiste utilise abondamment les insinuations et les condamnations abruptes, piétinant aujourd’hui allègrement la  présomption d’innocence, (comme lors de l’affaire Woerth précédemment), elle qui était si attentive à son respect lors de l’affaire Strauss-Kahn (et la majorité la rejoignait sur ce point).

Les socialistes ont un respect bien sélectif et très  « politique » des droits et des devoirs.

Se souvenant, sans doute, de  ce que la victoire de Mitterrand, en 1981, devait à la  fausse  « affaire »  des diamants de Giscard,  ils utilisent les mêmes armes et les mêmes moyens.

Cela ne surprend pas. En revanche, on peut s’étonner de ne pas entendre certains « centristes de la majorité », candidats potentiels à la présidentielle, ne pas intervenir pour défendre eux aussi cette présomption d’innocence à laquelle ils prétendent tenir.

 Marc d’Héré

Animateur du « Cercle des Libertés Egales »