On a essentiellement retenu et dénoncé dans  l’accord Verts/PS, deux mesures dangereuses et inacceptables :

-          la fermeture rapide de 24 réacteurs nucléaires, conduisant à la remise en cause de l’industrie nucléaire française avec ses conséquences négatives sur l’emploi,  sur le prix de l’électricité et  sur notre  indépendance énergétique ;

-          l’abandon de notre droit de veto à l’ONU

 

Dans la réalité l’accord est encore beaucoup plus grave que ça, car à ces deux mesures irresponsables et  coûteuses s’en ajoutent d’autres tout aussi dangereuses dont on a peu parlé.

-          Retour complet aux 35 heures, avec toutes leurs conséquences en terme de perte de compétitivité des entreprises et de perte de pouvoir d’achat pour les salariés. Cela se traduit, dans l’accord, par la suppression des limitations des effets négatifs des 35 heures : fin de la défiscalisation des heures supplémentaires (les salariés en feront moins, et  leurs gains, diminués, seront soumis à impôts ;  la production des entreprises ralentira) ; remise en cause du travail du dimanche qui sera fortement limité dans un nombre accru de localités (perte de revenus pour les salariés qui en bénéficient aujourd’hui, baisse de la consommation et donc de la production et de la croissance).

-          Retour à la retraite à 60 ans, à taux plein !  pour un nombre mal défini, mais important de « bénéficiaires »… le candidat PS, pris entre ses promesses et le coût que cela représenterait  est toujours aussi confus sur ce point.

-          Augmentation des dépenses publiques : fin de la politique de  diminution du nombre de fonctionnaires et embauches nouvelles, abandon de la réforme de l’administration (RGPP), remise en cause de la nouvelle carte judiciaire, fin des franchises médicales et du forfait d’1 Euro, prise en charge par la seule Sécurité sociale des énormes coûts de la dépendance ( !).

-          Politique inconsidérée du logement avec un strict encadrement des loyers, qui conduira à une pénurie d’investissement dans l’immobilier,  et dans le même temps la « promesse » de construire 500.000 logements par an !  (dont 150.000 sociaux), une « suspension » des expulsions de locataires, mauvais payeurs mais de bonne foi ! 

-          Retour du laxisme : abrogation de plusieurs lois récemment votées sur la sécurité…accroissement des régularisations de sans-papiers…droit de vote et d’éligibilité aux élections locales, pour les étrangers installés en France depuis à peine…5 ans !

 

Si on ajoute à cet impressionnant catalogue les autres « promesses » coûteuses du candidat socialiste telles que : l’embauche de 60.000 enseignants,  les 300.000 emplois publics envisagés pour les jeunes,  le contrat de génération…on mesure la dangerosité et  l’irréalisme de ce programme.

 

On ne peut  croire que les Français seraient assez naïfs et  inconséquents pour apporter leurs suffrages à un candidat aussi irresponsable !

 

Marc d’Héré

Appuyé sur un article d’Anne Rovan dans Le Figaro du 26 novembre.