par Eric Woerth

Après plusieurs semaines de valses hésitations et de tensions internes, le gouvernement a enfin rendu ses nouveaux arbitrages sur l'avant-projet de loi El Khomri. Alors qu'initialement le texte promettait quelques mesures de flexibilité pour les entreprises, c'est sans surprise que la majorité socialiste a une fois encore fait marche arrière.

Eric WOERTH, Secrétaire général des Républicains, déplore ce renoncement de la majorité à toute réforme ambitieuse du marché du travail : « Manuel Valls abandonne toutes les mesures qui pouvaient avoir un impact positif pour renouer avec l'emploi et la croissance. Alors que la mesure était très attendue par les entreprises, le barème sur les indemnités de licenciement deviendra indicatif, autant dire qu'il ne sera jamais respecté. Ce projet de loi est à l'image du niveau, jamais atteint, d'immobilisme du gouvernement et du parti socialiste ».

A l'image de l'arbitrage qui a été rendu sur le forfait jour et les astreintes, les dirigeants de PME ne pourront prendre aucune décision unilatérale, sans l'aval des syndicats. « Nous assistons à un gouvernement pris en otage par les syndicats, qui recule dès la moindre opposition. Le texte a été entièrement démantelé alors que nos entreprises attendent urgemment une réforme ambitieuse du code du travail » déplore Eric Woerth. « Les aménagements annoncés par Manuel Valls sont autant de nouvelles contraintes et de règlementations supplémentaires pour les chefs d'entreprise. Rien ne permettra l'inversion durable de la courbe du chômage ».

Par ailleurs, le gouvernement annonce que la garantie jeunes va devenir un droit pour les jeunes sans emploi ni formation, annonce politique pour tenter de calmer la fronde des mouvements étudiants proches de la gauche. Mais Manuel Valls ne précise aucunement quel en sera le financement, ce qui fait craindre pour l'application réelle de cette mesure tout comme sa soutenabilité financière.

Alors qu'il ne s'agit encore que d'un avant-projet de loi, pas encore présenté formellement en Conseil des ministres, cette fois-ci, le Gouvernement n'aura pas attendu le vote du Parlement pour vider toute substance à son texte. Les reculades de Manuel Valls annoncent un détricotage encore plus grand sur les bancs socialistes de l'Assemblée nationale.

Eric WOERTH Secrétaire Général des Républicains Député de l'Oise

ar Eric Woerth