22 juin   2016           

Statique, interdite puis autorisée, la manifestation syndicale de jeudi contre la loi Travail a vécu au rythme des (nouvelles) indécisions du Gouvernement socialiste.

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« Plus personne n'y comprend rien. Il n'y a plus d'autorité dans le pays et la seule chose qui est vraie, c'est que c'est la CGT qui menace et la CGT à laquelle le gouvernement obéi », a observé, ce mercredi, Nicolas Sarkozy en marge d'une réunion de travail sur l'économie et la croissance.

Pour Nicolas Sarkozy, « ce Gouvernement a une nouvelle fois donné aux Français l'illustration de ce qu'est la perte d'autorité et de tout contrôle sur la situation. (…) C'est un aveu d'impuissance, c'est un manque de fermeté et c'est une marque coupable de faiblesse », a-t-il souligné.

« Voilà donc un Gouvernement qui interdit au parlement de débattre, puis qui veut interdire aux manifestants de manifester, puis qui cède à la pression des mêmes manifestants », a-t-il encore réagi, faisant observer que sous son quinquennat il n'avait jamais utilisé le 49-3 qui, pour lui, est la raison des nombreuses manifestations que connait notre pays depuis mars dernier.

Demandant au Gouvernement de « réagir avec fermeté », Nicolas Sarkozy, au nom des Républicains, a réclamé trois mesures précises : le rétablissement des peines-planchers automatiques pour les agresseurs de dépositaires d'autorité publique ; la possibilité d'interdire préventivement, par voie administrative, aux casseurs présumés de se joindre aux manifestations ; l'engagement systématique de la responsabilité civile et financière des organisateurs de manifestation suivie de violence et d'incident.

« En démocratie le droit de manifester est une liberté qui doit être respectée. Mais dans la République le droit de manifester ne saurait s'exercer sans le respect de l'ordre et de la sécurité. Il serait temps que le pouvoir actuel se montre à la hauteur d'un enjeu qui peut conduire à de graves débordements parce que la faiblesse du pouvoir entraine la violence des débordements », a souligné Nicolas Sarkozy.

Les Républicains