22 juin   2016           

Ayant pour vocation d'être « une force de propositions et de contribuer à créer un environnement légal et fiscal optimal pour les entrepreneurs », Génération Entreprise Entrepreneurs Associées (GEAA) a présenté ce mercredi après-midi au président des Républicains, Nicolas Sarkozy, 20 propositions « audacieuses pour libérer le travail, le capital et l'innovation ».

Présidé par Olivier Dassault, député de l'Oise, composé de dizaines de chefs d'entreprises et de 155 parlementaires, GEEA a une ambition « pédagogique ». Celle, confie Olivier Dassault, de « rappeler à l'opinion publique et aux acteurs politiques que les entreprises, par leur dynamisme et leur réussite économique, participent pleinement à la solidarité nationale, créent des emplois et au final augmentent la richesse de tous les Français ».

Compilées dans un livre blanc baptisé « La croissance d'abord », les 20 propositions formulées par Génération Entreprise « visent à rendre plus compétitive la France pour qu'elle retrouve son influence dans la compétition internationale », souligne Olivier Dassault qui souhaite « plus de liberté » dans notre système économique.

Maire d'Elancourt (Yvelines) et membre de GEAA, Jean-Michel Fourgous souligne l'objectif de toutes ces propositions : une « hyper-croissance » qui se situerait entre 2 et 4 points « seule capable d'arrêter les destructions d'emploi et de sauver la France ».

Des 20 propositions « issues du monde économique », Jean-Michel Fourgous met en avant deux mesures, techniques, qui permettraient de construire une nouvelle période de croissance : la suppression de la taxe sur les plus-values de cessions mobilières et la réduction à 25% de l'impôt sur les sociétés (moyenne européenne) qui est aujourd'hui de 34% en France.

« C'est l'impôt le plus regardé avant de venir investir en France. En le baissant à 25 % nous gagnerons 1% de croissance », assure Jean-Michel Fourgous.

« Pour moi, la priorité absolue c'est un mouvement massif de baisse des charges et des cotisations », assure Nicolas Sarkozy après avoir reçu des mains d'Olivier Dassault, ce livre blanc. « Parce qu'en baissant massivement les charges et les cotisations des entreprises, nous doperons la compétitivité des entreprises qui ont des boulets aux pieds », explique-t-il, constatant que « des pans entiers de nos industries disparaissent parce que le poids des normes et des charges est tel que la perspective de faire des bénéfices n'existe pas ».

Revenant sur la fiscalité du patrimoine, le président des Républicains opte pour une « simplification », en mettant au même niveau fiscalité mobilière et immobilière. « En Allemagne, il y a une taxe à 26% sur tous les produits d'épargne. En France il n'y a pas un produit d'épargne qui ait la même fiscalité », remarque-t-il.

Réaffirmant sa volonté de supprimer l'ISF et de permettre la transmission, en franchise d'impôts, du patrimoine mobilier et immobilier, Nicolas Sarkozy pense surtout dans son projet économique à tous les Français et notamment aux classes moyennes « matraqués fiscalement » depuis l'élection de François Hollande en 2012.

« Il y aurait une incongruité de dire que François Hollande c'est le scandale de 50 milliards d'impôts nouveaux et de considérer qu'il faut les garder. Une alternance sans baisse des impôts pour nous ne serait pas une alternance. Je souhaite une baisse forfaitaire de l'impôt sur les revenus », réaffirme-t-il précisant qu'en cas d'alternance, il souhaitait que « le mouvement de réduction des dépenses soit concomitant au mouvement de réduction des impôts. »

Nicolas Sarkozy a profité de cette remise du livre blanc de Génération Entreprise pour souligner combien « une politique de droite et une politique de gauche, c'est différent ».

Et de prendre appui sur la dernière année de son quinquennat marquée par une croissance supérieure à 2% (2,1%).

« Entre 2007 et 2012, chaque année, la France a eu une croissance supérieure à la croissance européenne. Depuis 2012, la croissance de la France est inferieure à celle de la zone euro », rappelle Nicolas Sarkozy observant que pendant le même temps la croissance de l'Allemagne a été multipliée par deux et celle de la Grande-Bretagne par quatre.

« Ce qui montre que les politiques n'ont pas perdu la capacité de décider et d'influer sur les évènements. Selon que l'on mène une bonne ou une mauvaise politique, on a de bons ou de mauvais résultats », souligne Nicolas Sarkozy rappelant combien la France, confrontée à la crise financière puis à la crise économique sous son quinquennat, « avait pesé sur les évènements », dès 2008.

Les Républicains