17 juillet   2016

  

« Sept attentats depuis ceux de Charlie et de l’Hyper Cacher. Tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l’a pas été. »

Trois jours après l’attentat terroriste prémédité et perpétré à Nice par Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui a provoqué la mort de 84 personnes et blessé 104 autres, Nicolas Sarkozy, président des Républicains, était l’invité ce dimanche soir du journal de 20 heures de TF1.

 L’occasion pour le président des Républicains de déplorer combien les propositions de l’opposition ne sont pas entendues par le gouvernement socialiste. « Depuis 18 mois nous demandons à ce que les consultations des sites djihadistes soient considérées comme un délit. Cela n’a été voté qu’en juin dernier et rentrera, peut-être, en vigueur en octobre », déplore Nicolas Sarkozy qui rappelle les autres demandes des Républicains : la création de centres de déradicalisation et de centres de rétention, la fermeture des lieux de culte musulman à orientation salafiste, l’expulsion « immédiate » des imams qui prêchent en ces lieux, la création de centres de renseignements dans les prisons, la mise à l’isolement de tout détenu condamné pour terrorisme islamique.

 « Des milliers de jeunes Français sont radicalisés ou sont en voie de radicalisation. Il faut les mettre dans ces centres de déradicalisation », juge Nicolas Sarkozy soulignant qu’aucun centre de déradicalisation n’a été ouvert malgré la multitude des attentats sur notre territoire.

Le président des Républicains réclame également des mesures particulières pour l’ensemble des 11 400 personnes fichées « S ».

« Pour toutes les personnes étrangères suspectées de liens directs ou indirects avec le terrorisme », Nicolas Sarkozy demande leur expulsion.

« Pourquoi tout cela n’a-t-il pas été fait », interroge encore Nicolas Sarkozy trouvant « effarant » que François Hollande puisse annoncer le 14 juillet à 13 heures, « parce que tout allait bien, la suppression de l’état d’urgence pour le rétablir à minuit. Il y a de quoi être inquiet », note-t-il.

 « L’état d’urgence cela ne veut rien dire si on n’y met pas des choses précises », estime Nicolas Sarkozy demandant pour quelle raison les perquisitions administratives de nuit sont suspendues depuis la fin du mois d’avril dernier.

 S’adressant aux Français, Nicolas Sarkozy a évoqué le terrorisme islamique auquel notre pays est confronté. « Il faut nommer l’ennemi et être déterminé à le combattre. On est en guerre totale. Nos ennemis n’ont pas de tabou, pas de frontières, pas de principes. Ce sera eux ou nous. C’est une question de détermination pendant plusieurs années», souligne Nicolas Sarkozy  pour qui, « si le risque zéro n’existe pas, nous avons une obligation de moyens pour assurer la sécurité des Français. »

 « Mon devoir de responsable politique est de dire qu’il y a une autre politique possible, qu’il y a des choses qui auraient du être faites et qui ne l’ont pas été, qu’il y a des décisions à prendre et une détermination à mener. Je ne considère pas, ajoute-t-il, que l’on doive subir ces évènements. Nous sommes la France et la France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner comme cela. Nous sommes une grande démocratie et une grande démocratie cela ne doit pas être faible. »

Nicolas Sarkozy estime également que « la force d’une démocratie ce n’est pas la commémoration, ce n’est pas l’émotion, les pleurs –légitimes- des familles sur les corps des victimes mais d’expliquer aux Français que l’on va se lancer dans un combat avec une détermination totale, sans que la main ne tremble. Et on va le gagner. »

Les Républicains