14 septembre   2016           

« On est en train de fixer sur notre territoire des demandeurs d’asile ou des immigrés clandestins qui ne souhaitaient pas, initialement, rester en France. La situation des migrants de Calais qui seront répartis, par « un diktat » du ministre de l'Intérieur, sur l'ensemble du territoire français a fait réagir le président des Républicains, Laurent Wauquiez, ce mercredi matin au micro de la matinale de RTL.

 

 C'est de la folie ! Le Gouvernement socialiste n'est pas en train de démanteler Calais, ni de résoudre Calais, il va multiplier des Calais partout en France ! Il s'apprête à créer un appel d'air énorme sur l'immigration clandestine. Et cela est fait avec un mépris incroyable pour la population et les élus qui n'ont pas été concertés », déplore Laurent Wauquiez.

« Ce qu'on attend du Gouvernement c'est qu'en fermant Calais il ne déplace pas le problème à l'intérieur de la France mais qu'il le résolve. Le résoudre cela veut dire négocier avec l'Angleterre, avec les autres pays limitrophes mais ce n'est pas à la France d'accueillir tout le monde » estime le président des Républicains fustigeant l'impuissance du pouvoir socialiste. « Ce n'est pas parce que le Gouvernement a été dans le laisser-faire depuis bientôt cinq ans en matière d'immigration clandestine que les conséquences doivent être payées par toutes les régions dans toute la France », estime celui qui est également président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui devrait accueillir, à ce titre, plus de 1800 réfugiés.

« Je considère qu'on ne peut plus accueillir ces immigrés en France », poursuit Laurent Wauquiez qui encourage les élus locaux à s'opposer, par des recours juridiques, à ces décisions imposées sans la moindre concertation. A ce titre Laurent Wauquiez relève que « dans l'instruction aux préfets des régions, rédigée par le ministre de l'Intérieur, il est écrit "vous ne tiendrez pas compte de l'avis des habitants et de la population". Ce n'est pas notre approche. »

Rappelant qu'après la fermeture du centre de Sangatte ordonnée en 2002 par Nicolas Sarkozy, les demandeurs d'asile n'ont pas été installés en France mais au Royaume-Uni ou en Belgique, Laurent Wauquiez attend du Gouvernement « que les immigrés clandestins, comme pour Sangatte, soient placés au Royaume-Uni puis en Belgique où ils ont fait des demandes d'asile. Ce n'est pas à la France d'accueillir et de résoudre ce problème », insiste-t-il.

Et de rappeler les propositions des Républicains: « revenir sur le regroupement familial ; changer l'accès à notre système social parce qu'aujourd'hui il y a une prime à la clandestinité ; ne pas permettre à un étranger irrégulier d'accéder à la totalité de notre système social ; inscrire dans la loi qu'un étranger entré irrégulièrement sur le territoire français, et n'étant pas dans le cadre d'une demande d'asile, ne puisse plus être régularisé parce que, sinon, on crée cet appel d'air avec une prime à la clandestinité. Ce sont des choix lourds », souligne Laurent Wauquiez.

Interrogé sur l'annonce de l'arrêt de la production de locomotives sur le site Alstom de Belfort, menaçant 400 emplois, le président des Républicains dénonce l'absence de stratégie industrielle de François Hollande et du gouvernement socialiste. « Le bilan de Macron ? Lafarge parti en suisse, Alcatel vendu aux Finlandais, Technip sous pavillon américain, difficultés à Areva, à EDF… », relève le président des Républicains. « La question de fond qui est posée est celle de la compétitivité de nos entreprises et aussi l'utilisation de la commande publique au soutien d'une stratégie industrielle », note-t-il. « Quand les Américains font une commande à Alstom, ils exigent que 400 emplois soient localisés aux Etats-Unis. Quand, dans ma région, j'achète pour 360 millions de rames à Alstom, ce que j'attends c'est que les emplois soient localisés en France », réclame Laurent Wauquiez qui reproche à François Hollande et à son gouvernement, « comme pour Calais, de ne s'occuper des sujets que dans l'urgence. Pendant 5 ans ils n'ont rien fait et sont étonnés de se retrouver avec des problèmes», observe-t-il.

 

Les Républicains