Le résultat du 1er tour n’est pas bon pour Les républicains, même s’il est meilleur que ce que l’on a entendu tout au long de la soirée de dimanche, puisque le FN ne fait que 0,5 point  de mieux ( 27,5 % contre 27 pour les Républicains) et non pas trois points comme se plaisaient à nous le  raconter les médias !

Il faut pourtant essayer de comprendre les raisons profondes de cette contre-performance   …de deux à trois points.  Si le FN avait fait 25/26 points contre 28/29 pour les Républicains, on aurait parlé de grande victoire de  Nicolas Sarkozy…Pas tout à fait d’ailleurs, car si en cas de défaite on met tout sur le dos de Sarkozy, lors d’une victoire, comme ce fut le cas pour les départementales, tous et notamment Juppé, Fillon et Le Maire s’empressent de  l’attribuer aux seuls militants!

Donc il a manqué de deux à trois points aux Républicains pour remporter la victoire ! D’où viennent ces points perdus ?

A l’évidence ils viennent de l’entreprise de division et  de l’atmosphère de lutte interne lancées à l’intérieur du parti par les futurs candidats à la primaire et d’abord Juppé, Fillon et NKM.

Que constate-t-on ?

Alors que comme tout parti en campagne, Les Républicains ont besoin d’un chef incontesté, les trois précités remettent systématiquement en cause ce statut : chaque intervention, chaque prise de parole de  Nicolas Sarkozy est suivie de manifestations diverses du trio ou de leurs hommes de main, pour en minimiser l’impact.   A chaque déclaration de Sarkozy les trois (souvent aidés de l’ineffable Raffarin !) font connaître leurs réserves ou leur désaccord…

Alors qu’il serait nécessaire de bâtir le plus vite possible un projet commun qui puisse montrer aux électeurs quelle est la vision et quelle sera la politique des Républicains, les trois mêmes, (accompagnés du gentil Le Maire) refusent de participer aux réunions d’élaboration du projet, en contestent publiquement les conclusions et publient chacun de son côté des éléments de programme plus ou moins pertinents.

Enfin, alors qu' aurait été nécessaire une mobilisation collective, le trio s’est contenté du service minimum, profitant même de la campagne des régionales, pour défendre leurs  propres propositions, vendre leurs livres et commencer sans honte la campagne des primaires…

Tout cela, à mon avis, suffit, sans aller chercher des explications politiciennes qui se veulent stratégiques pour expliquer les deux ou trois points manquants.

Alors que faire ?

Le parti a prévu de poursuivre et d’aggraver cette situation catastrophique pendant onze mois !

La primaire qui va lancer, dès lundi les uns contre les autres ou plutôt les uns et les autres contre Sarkozy avec une violence accrue ne doit avoir lieu qu’en novembre…Et tout ça pour faire choisir le candidat des Républicains, par d’autres que les militants, par tout électeur de droite du centre ou de gauche qui le souhaitera…Qu'il soit bien ou mal intentionné!

ASSEZ !

Nicolas Sarkozy doit prendre ses responsabilités et se conduire en chef ! C’est pour avoir un chef qu’on l’a élu à la tête de notre mouvement, il doit répondre à notre attente.

Nicolas Sarkozy doit tirer de la situation actuelle le constat qu’il serait grave et irresponsable de laisser cette situation de lutte interne se prolonger.

Il doit donc, si nécessaire avec l’accord des militants, revenir sur l’organisation des primaires, et tout simplement les annuler.

Le candidat des Républicains sera élu par Les Républicains, et cette élection doit être organisée très vite, avant la fin du premier trimestre, pour que nous puissions enfin nous mettre en ordre de bataille.

Cela déplaira sans doute à Juppé Fillon et NKM ! Et alors !  Aucun des trois (en cas de non-élection) n’aura ni les capacités, ni l’audace suicidaire  de se présenter contre  le candidat du parti !  Quand aux centristes…L’UDI n’a personne qui puisse faire plus de 1%, et Bayrou sera de toutes façons, primaires ou pas, candidat à une quatrième défaite…

Voilà, Nicolas Sarkozy ce qu’on attend de vous… l’autre possibilité est de continuer à vous embourber dans le marécage des luttes internes, des haines jalouses et des mesquineries dans lesquelles le trio sus nommé se sent tellement à l’aise !

 

Marc d’Héré