Cercle des Libertés Egales

25 septembre 2016

Nicolas Sarkozy: Hommage aux Harkis

Ce n’est pas un hasard, si le 5 décembre 2007, après mon premier déplacement en Algérie, en tant que Président de la République, je recevais au Palais de l’Elysée les présidents des grandes associations nationales de rapatriés et de harkis.

Ce n’est pas un hasard, si j’ai tenu à présider personnellement, le 25 septembre 2011, la journée nationale d’hommage aux formations supplétives et assimilées à l’hôtel national des Invalides.

Ce n’est pas un hasard, si le 14 avril 2012, j’ai été le premier Président de la cinquième République à me rendre au camp de Rivesaltes, près de Perpignan.

Ce n’est pas non plus un hasard, si je suis à nouveau, ce 25 septembre 2016, dans la cour des Invalides pour la journée nationale d’hommage aux Harkis.

Car l’honneur d’une Nation est de savoir examiner son passé. L’honneur d’une Nation, c’est reconnaître et célébrer ses hauts faits mais l’honneur d’une Nation, c’est aussi regarder avec courage et lucidité les moments difficiles de son histoire.

L’hommage rendu chaque 25 septembre, depuis 2001, c’est d’abord celui que la Nation rend à chacun de ces Français qui ont fait le choix de la fidélité à la France en prenant les armes pour elle, aux heures les plus tragiques de son histoire. Pour chaque « harki », ce choix qui fut un choix de combattant, a transformé sa vie en destin.

Ce 25 septembre, c’est l’hommage aux soldats, qui ont combattu avec vaillance, qui ont soutenu la patrie avec courage, qui ont payé le prix du sang, avant ou hélas, après les accords de cessez-le-feu, à ces soldats qui ont fait le choix de la France. Nous honorons aujourd’hui leur bravoure, leur engagement, l’héroïsme qui a été le leur. Ils ont pris place dans la longue suite des femmes et des hommes qui ont fait notre pays.

Ce 25 septembre, c’est aussi associer leurs familles qui ont vécu avec dignité et abnégation les difficultés de l’implantation en France, c’est y associer ces familles qui ont été prises dans la tourmente de la guerre d’Algérie, ces familles qui ont tout quitté.

Je sais ce qu’ont été les épreuves, l’exil, les déchirements des Français d’Afrique du Nord, car les appelés, les rapatriés et les harkis gardent un souvenir douloureux de cette année 1962.

La France se devait de protéger les Harkis et leurs familles, elle ne l’a pas fait. Elle porte désormais cette responsabilité, c’est cette responsabilité que j’ai reconnue au nom de la République, au camp de Rivesaltes.

Ce 25 septembre, c’est également rendre hommage à l’action de nombreux officiers, sous-officiers et soldats qui tendirent une main fraternelle aux Harkis menacés dans la confusion qui régnait en Algérie dans les mois qui suivirent le cessez-le-feu. Ils ont obéi à ce sentiment magnifique inscrit dans la devise de la République, la fraternité.

Eux aussi méritent notre respect, notre estime, notre reconnaissance. Eux aussi sont l’honneur de la France. Alors, plutôt que de choisir le 19 mars pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie, j’ai délibérément choisi le 5 décembre, date retenue par le Président Jacques Chirac en 2001, pour rendre hommage à tous nos morts pour la France pendant la guerre d’Algérie, les combats du Maroc et de Tunisie.

J’ai délibérément choisi cette même date pour y associer toutes les victimes civiles et les disparus civils et militaires, comme j’ai délibérément choisi d’être ce 25 septembre à l’hôtel national des Invalides pour rendre hommage aux Harkis, aux anciens membres des formations supplétives et à leurs familles. J

’ai choisi ces dates, qui à mes yeux sont des choix d’unité nationale et de rassemblement, c’est ça aussi l’honneur de la France.

Nicolas Sarkozy

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20 septembre 2016

Dans les Yvelines...Pour Nicolas Sarkozy

Pierre Bédier, président du conseil départemental des Yvelines :

« Pour diriger la France, il faut quelqu’un avec la passion chevillée au corps. Nicolas Sarkozy a une qualité immense, c’est un militant. La France ne peut pas se permettre cinq ans de médiocrité supplémentaires. Il faut du talent et de l’énergie. »

...

David Douillet, député de la 12e circonscription des Yvelines :

«  Il a une grande détermination et un réel amour de la France. Il est capable de se remettre en question et de prendre à nouveau tous les risques. Depuis son retour, il a su remettre tout le monde autour de la table. Il a la conviction de pouvoir donner beaucoup au pays. »

Jean-François Peumery, maire de Rocquencourt (LR) :

« Dans les circonstances actuelles, il faut un homme de tempérament, de caractère, avec un esprit de décision. Face au terrorisme, il faut quelqu’un de solide qui a du courage pour répondre à la menace. Surtout, il a déjà été aux manettes et il connaît bien la situation. »

Pierre Lequiller, député de la 4e circonscription des Yvelines :

« J’ai parrainé Nicolas Sarkozy parce que je pense que jamais la France et l’Europe n’ont connu une situation si complexe avec un climat de multicrises (chômage, emploi, croissance, Brexit, sécurité…) Nicolas Sarkozy a l’énergie, l’expérience et le dynamisme pour relever le pays. »

Alain Gournac, sénateur du Pecq (LR) :

«  Comme de très nombreux Français, je souhaite que notre pays soit réformé en profondeur. Les forces qui nous menacent nous font un devoir de choisir sans état d’âme l’homme capable, demain, de faire face. Aucun autre candidat n’a une expérience aussi large et aussi solide que la sienne (…) »

Hugues Ribault, maire d’Andrésy (LR) :

« J’ai toujours cru en Nicolas Sarkozy. C’est quelqu’un qui possède à la fois la carrure, l’expérience et la force pour rassembler. Je sais qu’il fera ce qu’il dit. Quand il était président, la France était reconnue à l’étranger. Je suis sûr qu’avec lui, il n’y aurait pas eu le Brexit. »

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16 septembre 2016

Vous me faites tous chier...Juppé pête les plombs

Closer

A l'approche de la primaire à droite, Alain Juppé s'affiche de plus en plus tendu. Le maire de Bordeaux, interrogé sur Nicolas Sarkozy, a littéralement craqué !

 

Les nerfs d'Alain Juppé sont en train de lâcher. Le maire de Bordeaux, actuellement en pleine campagne électorale pour la primaire de droite, s'affiche de plus en plus tendu. Depuis quelques semaines, ses tacles n'en finissent plus de faire la une des médias. Cette fois-ci, Alain Juppé a pété les plombs juste après son discours à Strasbourg. Comme le rapporte Le Parisien, il n'aurait pas supporté d'être interrogé sur Nicolas Sarkozy par un journaliste. Il aurait alors répondu : "Ils me font tous ch... !". Voilà qui est dit !

Nos confrères expliquent ce geste par le flop de son livre, De vous à moi, et la baisse de son écart avec Nicolas Sarkozy dans les sondages. Une enquête Harris Interactive pour France 2 prouve qu'Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont désormais au coude-à-coude au premier tour en récoltant 37% d'intentions de vote. L'ancien ministre des Affaires étrangères n'aurait plus que 4 points d'avance sur son adversaire au second tour. "Depuis la rentrée, le climat a changé. Il y a de la tension. Il s'agace de plus en plus, parfois pour trois fois rien. Notamment en déplacement, où il ne supporte pas le moindre cafouillage, note une petite main de son staff de campagne. Dès qu'il sent qu'il y a un truc qui cloche, ça part en vrille" a noté un témoin.

Ce n'est pas la première fois qu'Alain Juppé s'illustre

de la sorte. En juillet dernier, il avait critiqué le comportement d'Emmanuel Macron, à l'heure où il était encore ministre de l'Economie en déclarant : "Il est ministre de l'Economie et l'économie française n'est pas au beau fixe. Si j'étais à sa place, je me consacrerais à 150% au rôle de ministre de l'Economie. [...]", ajoutant par la suite : "Je ne passerais pas mon temps à mettre des peaux de banane sous les pieds du président de la République ou du Premier ministre". Aïe !

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15 septembre 2016

Laurent Wauquiez : le gouvernement et Calais

              14 septembre   2016           

« On est en train de fixer sur notre territoire des demandeurs d’asile ou des immigrés clandestins qui ne souhaitaient pas, initialement, rester en France. La situation des migrants de Calais qui seront répartis, par « un diktat » du ministre de l'Intérieur, sur l'ensemble du territoire français a fait réagir le président des Républicains, Laurent Wauquiez, ce mercredi matin au micro de la matinale de RTL.

 

 C'est de la folie ! Le Gouvernement socialiste n'est pas en train de démanteler Calais, ni de résoudre Calais, il va multiplier des Calais partout en France ! Il s'apprête à créer un appel d'air énorme sur l'immigration clandestine. Et cela est fait avec un mépris incroyable pour la population et les élus qui n'ont pas été concertés », déplore Laurent Wauquiez.

« Ce qu'on attend du Gouvernement c'est qu'en fermant Calais il ne déplace pas le problème à l'intérieur de la France mais qu'il le résolve. Le résoudre cela veut dire négocier avec l'Angleterre, avec les autres pays limitrophes mais ce n'est pas à la France d'accueillir tout le monde » estime le président des Républicains fustigeant l'impuissance du pouvoir socialiste. « Ce n'est pas parce que le Gouvernement a été dans le laisser-faire depuis bientôt cinq ans en matière d'immigration clandestine que les conséquences doivent être payées par toutes les régions dans toute la France », estime celui qui est également président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui devrait accueillir, à ce titre, plus de 1800 réfugiés.

« Je considère qu'on ne peut plus accueillir ces immigrés en France », poursuit Laurent Wauquiez qui encourage les élus locaux à s'opposer, par des recours juridiques, à ces décisions imposées sans la moindre concertation. A ce titre Laurent Wauquiez relève que « dans l'instruction aux préfets des régions, rédigée par le ministre de l'Intérieur, il est écrit "vous ne tiendrez pas compte de l'avis des habitants et de la population". Ce n'est pas notre approche. »

Rappelant qu'après la fermeture du centre de Sangatte ordonnée en 2002 par Nicolas Sarkozy, les demandeurs d'asile n'ont pas été installés en France mais au Royaume-Uni ou en Belgique, Laurent Wauquiez attend du Gouvernement « que les immigrés clandestins, comme pour Sangatte, soient placés au Royaume-Uni puis en Belgique où ils ont fait des demandes d'asile. Ce n'est pas à la France d'accueillir et de résoudre ce problème », insiste-t-il.

Et de rappeler les propositions des Républicains: « revenir sur le regroupement familial ; changer l'accès à notre système social parce qu'aujourd'hui il y a une prime à la clandestinité ; ne pas permettre à un étranger irrégulier d'accéder à la totalité de notre système social ; inscrire dans la loi qu'un étranger entré irrégulièrement sur le territoire français, et n'étant pas dans le cadre d'une demande d'asile, ne puisse plus être régularisé parce que, sinon, on crée cet appel d'air avec une prime à la clandestinité. Ce sont des choix lourds », souligne Laurent Wauquiez.

Interrogé sur l'annonce de l'arrêt de la production de locomotives sur le site Alstom de Belfort, menaçant 400 emplois, le président des Républicains dénonce l'absence de stratégie industrielle de François Hollande et du gouvernement socialiste. « Le bilan de Macron ? Lafarge parti en suisse, Alcatel vendu aux Finlandais, Technip sous pavillon américain, difficultés à Areva, à EDF… », relève le président des Républicains. « La question de fond qui est posée est celle de la compétitivité de nos entreprises et aussi l'utilisation de la commande publique au soutien d'une stratégie industrielle », note-t-il. « Quand les Américains font une commande à Alstom, ils exigent que 400 emplois soient localisés aux Etats-Unis. Quand, dans ma région, j'achète pour 360 millions de rames à Alstom, ce que j'attends c'est que les emplois soient localisés en France », réclame Laurent Wauquiez qui reproche à François Hollande et à son gouvernement, « comme pour Calais, de ne s'occuper des sujets que dans l'urgence. Pendant 5 ans ils n'ont rien fait et sont étonnés de se retrouver avec des problèmes», observe-t-il.

 

Les Républicains

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13 septembre 2016

Une ex ministre de Sarkozy juge que ses concurrents à la primaire l'ont trahi

LE SCAN POLITIQUE - Engagée au côté de Nicolas Sarkozy dans la primaire à droite, Marie-Anne Montchamp règle ses comptes avec ses anciens collègues du gouvernement, et les accuse de n'avoir pas joué le jeu en 2012.

D'abord chiraquienne, puis villepiniste, Marie-Anne Montchamp a été deux fois au gouvernement, dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac, puis dans celui de François Fillon. Passée par un soutien à Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, elle roule aujourd'hui dans la primaire de la droite pour Nicolas Sarkozy. Autant dire que les arcanes de la droite ont peu de secrets pour elle. Visiblement désireuse de reprendre un service actif au cœur de la campagne de son champion, elle n'hésite pas à l'occasion à s'en faire le porte-flingue. Alors que les premiers les premiers échanges de tirs de la primaire à droite préfigurent d'une primaire sans merci entre les concurrents, elle tient à livrer sa vérité sur les tensions qui opposent l'ancien président de la République et trois de ses anciens ministres: François Fillon, Alain Juppé et Bruno Le Maire.

«La tension vient d'abord d'eux», assure l'ancienne secrétaire d'État. «Bien sûr, Nicolas Sarkozy, qui est d'un tempérament bouillonnant, a envie de répondre. Mais n'oublions pas qu'ils l'ont lâché dès le lendemain du dernier conseil des ministres», revendique ce témoin des dernières heures du quinquennat.

«La trahison s'est jouée dans l'absence d'engagement dans la campagne de 2012: ils ne l'ont tout simplement pas faite», accuse-t-elle, avant d'assurer: «Nous aurions pu l'emporter. Mais il y avait un sérieux coup de collier à donner, une dynamique à recréer, et Nicolas Sarkozy y est presque parvenu, seul».

«Beaucoup d'entre eux n'ont pas joué la partie. Il n'y a par exemple aucune défense du bilan, aucune présentation des réalisations du mandat. Au lieu de ça, ils ont débattu du droit d'inventaire, c'était de l'antijeu. Pire que tout, personne n'a tenté de faire d'expliquer l'histoire du quinquennat, c'était nécessaire pour gagner 2012. D'ailleurs, François Hollande l'a bien compris. À défaut d'avoir un bilan, il soigne le storytelling de son quinquennat», relève l'ancienne députée du Val-de-Marne.

Le «réflexe pavlovien» de la droite

«C'est existentiel cette histoire. Ce n'est que l'histoire d'une rupture», estime Marie-Anne Montchamp. «Ces personnes qui ont gouverné à ses côtés sont obligées de s'arracher à Nicolas Sarkozy pour exister politiquement. C'est encore plus prononcé chez François Fillon que chez Juppé ou Le Maire», souligne-t-elle. Mais c'est une forme de rancœur qui explique selon elle la virulence des attaques de l'ancien premier ministre: «Une fois arrivé au pouvoir, François Fillon n'a rien vraiment fait pour construire un fait majoritaire qui lui soit favorable. La machine de Matignon ne crée jamais de dynamique élyséenne, voyez Villepin ou Jospin. Je pense que cela crée de la frustration certaine chez eux». Une tentation de revanche contre laquelle la sarkozyste met en garde. «Il y a un réflexe pavlovien à droite: malgré l'envie d'en découdre, celui qui attaque trop violemment se trouve presque toujours disqualifié. Il ne faut pas oublier que c'est une élection inter-partisane et à droite on craint plus que tout la division. Les fautes de carre ne seront pas pardonnées. François Fillon en a fait les frais: ses attaques contre Nicolas Sarkozy lui ont valu des remontrances jusqu'au sein de son camp, avec Bruno Retailleau».

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11 septembre 2016

Sarkozy: notre riposte au terrorisme doit changer de dimension

JDD. INTERVIEW - Nicolas Sarkozy répond avec virulence aux attaques de François Hollande. L’ancien président détaille ses propositions chocs contre le terrorisme.

                       

 

Nicolas Sarkozy présente ses propositions contre le terrorisme. (Crédit : Eric Dessons/JDD)

Dans son discours de jeudi, François Hollande vous a ciblé en s'en prenant à ceux qui veulent remettre en cause l'État de droit face au terrorisme.

Est-ce l'État de droit qui doit s'adapter à la menace ou la ­menace qui s'adapte à notre État de droit? On ne devrait pas bouger, stoïques et immobiles, alors que la vie de Français est en jeu? Je ne l'accepte pas. Parce que la question aujourd'hui n'est pas : y aura-t?il un autre attentat? La question c'est : quand? Plus nous tarderons à adapter l'État de droit à la réalité de la menace, moins nous assurerons la sécurité des Français, que notre devoir est de protéger. Il y a dans la Constitution un principe de précaution. Pourquoi la lutte contre le terrorisme, donc la sécurité des Français, serait le seul sujet sur lequel on ne l'appliquerait pas?»

 

Que proposez-vous concrètement?

Il faut créer une cour spéciale antiterroriste, à l'image de ce qu'a fait le général de Gaulle en 1963, avec la Cour de sûreté de l'État contre l'OAS. Je demande aussi un parquet national antiterroriste. Le gouvernement a créé un parquet national financier, et aujourd'hui il nous explique que créer un parquet national antiterroriste serait contraire à l'État de droit? Il faut des juges de la liberté et de la ­détention spécialisés dans l'antiterrorisme et rattachés à cette Cour de sûreté : l'individu de 19 ans qui a égorgé un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, après avoir fait deux tentatives de djihad, ne peut pas relever de juges de droit commun. La lutte contre le terrorisme impose que les décisions de justice soient prises par des magistrats spécialisés. Je veux aussi des quartiers spécifiques dans les prisons pour les radicalisés condamnés. 

Vous souhaitez également placer les fichés S en rétention administrative. Est-ce possible dans un État de droit?

La rétention administrative préventive existe déjà dans notre droit. Chaque année, 70.000 Français qui présentent des troubles psychiatriques sont enfermés sans décision préalable d'un juge. De même, les étrangers qui sont en situation irrégulière en France peuvent être placés dans des centres de rétention en attendant que leur reconduite à la frontière soit mise en œuvre. Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose pour la centaine d'individus dangereux suspectés de liens avec le terrorisme? Dire le contraire est soit un contresens juridique, soit d'une grande mauvaise foi. Il y a dans la Constitution un principe de précaution. Pourquoi la lutte contre le terrorisme, donc la sécurité des Français, serait le seul sujet sur lequel on ne l'appliquerait pas?

Vous voulez donc appliquer le principe de précaution aux terroristes?

Systématiquement. Tout étranger suspecté d'être en lien avec une activité terroriste devrait être expulsé sans délai. Tout Français suspecté d'être lié au terrorisme, parce qu'il consulte régulièrement un site djihadiste, que son comportement témoigne d'une radicalisation ou parce qu'il est en contact étroit avec des personnes radicalisées, doit faire l'objet d'un placement préventif dans un centre de rétention fermé. Et qu'on ne me dise pas que ce serait Guantánamo! En France, tout enfermement administratif est soumis au contrôle a posteriori d'un juge, et je ne propose pas autre chose. Les détenus de Guantánamo, eux, n'ont jamais vu un juge civil!

«François Hollande ne met pas tout en œuvre pour lutter contre le terrorisme»

Dans les cas psychiatriques comme pour les étrangers en situation irrégulière, il y a une perspective de sortie. Quid des fichés S?

C'est très simple : une fois l'individu placé en rétention préventive, les services spécialisés analyseront sa situation. Si à l'issue de cette rétention il n'y a plus d'éléments de dangerosité, il sera libre. Dans le cas contraire, il ira dans un centre de déradicalisation où une enquête judiciaire pourra être ouverte à son encontre. Il ne sortira que lorsqu'il ne sera plus radicalisé. Sinon, il y restera. Nous ne pouvons laisser en liberté des individus radicalisés qui sont de véritables bombes à retardement. Je ne laisserai pas se perpétuer une situation où en, dix-huit mois, 238 personnes ont été assassinées sans prendre les mesures qui s'imposent. J'insiste : notre riposte doit changer de dimension.

Une tentative d'attentat à la bonbonne de gaz vient encore d'être déjouée…

Oui, et on est accablés : que se serait-il passé sans la vigilance du patron de café qui a alerté la police? Et encore une fois, on parle d'individus fichés S et connus des services! Le président de la République nous dit qu'on est en état de guerre. Quelles conséquences en tire-t?il? Il faut protéger la société française. Le risque zéro n'existe pas et je ne serai pas celui qui dira que l'attentat de Nice aurait pu être évité. Mais ce que je dis, c'est que François Hollande ne met pas tout en œuvre pour lutter contre le terrorisme. 

En 2012, c'est sous votre mandat que commence la vague terroriste, avec les crimes de Mohammed Merah à Toulouse. Aviez-vous alors pris la mesure de la menace?

Ce terroriste, avec ses crimes abominables, nous a fait basculer dans une autre époque et cela n'a fait qu'empirer. Qui aurait imaginé qu'un jour un salarié d'une entreprise décapiterait son patron, qu'un prêtre serait égorgé, que des fonctionnaires de police soient assassinés chez eux, et que les Français en viennent à ce point à avoir peur dans leur quotidien? Je ne prétends pas avoir raison sur tout, et encore une fois je récuse le risque zéro. Mais je crois avoir été toujours lucide sur la réalité de la menace. Aujourd'hui elle est à un niveau sans précédent. La gauche, qui avait refusé de voter les lois antiterroristes, en particulier après Mohammed Merah, doit le comprendre, et accepter un renforcement drastique de notre appareil de sécurité.

«Un procureur peut-il interférer dans le débat politique? Je ne le crois pas.»

Le procureur de Paris s'est déclaré hostile à l'idée d'enfermer les fichés S. Lui est un spécialiste ; vous ne tenez pas compte de son avis?

A chacun sa responsabilité. C'est aux politiques et à eux seuls, parce qu'ils sont élus par le peuple, de modifier le droit quand cela ­apparaît nécessaire. Un procureur peut-il interférer dans le débat politique? Je ne le crois pas.

Enfermer les fichés S serait-il suffisant? Le terroriste de Nice ne l'était pas…

Compte tenu de la gravité de la situation, nous devons pouvoir ­expulser, à l'issue de sa peine, tout étranger condamné à de la prison. Ce n'est pas possible aujourd'hui, en raison notamment de l'article 8 de la CEDH [qui garantit le droit de toute personne au respect de "sa vie privée et familiale"]. C'est pourquoi je souhaite que la France demande une nouvelle rédaction de cet article. Tant que nous n'aurons pas obtenu gain de cause, j'estime indispensable que la France s'exonère de son interprétation actuelle, pour pouvoir expulser les délinquants étrangers ou les imams étrangers radicaux.

Vous faites donc clairement un lien entre immigration et terrorisme?

Je fais un lien entre la faiblesse de nos frontières en Europe et le terrorisme. Certains des terroristes du 13 novembre sont entrés en ­Europe par la Turquie, à l'intérieur d'un groupe de réfugiés syriens. C'est un fait. Et ce n'est pas un détail. 

Alain Juppé estime que suspendre le regroupement familial ne serait pas une

Angela Merkel vient de suspendre le droit au regroupement familial pour les réfugiés syriens. La soupçonne-t?on d'être inhumaine? Ce qui serait irresponsable, c'est de savoir qu'il y a un problème et de ne pas y répondre. Surtout lorsqu'on sait que ce problème ne fera qu'empirer, parce que l'Afrique va connaître un choc démographique considérable. Ma différence, c'est que je veux résoudre les problèmes. Je ne veux pas de posture. Ce n'est pas une question d'image pour moi. C'est pourquoi je souhaite la suspension du regroupement familial et le rétablissement de contrôles aux frontières tant qu'une nouvelle politique migratoire ne sera pas mise en œuvre au niveau européen. Mon ambition dans cette campagne, c'est de parler de la réalité que vivent les Français. Je veux être le porte-parole de la majorité silencieuse, qui nous dit : ça suffit. 

Vous ne rêvez pas d'une "identité heureuse" comme Alain Juppé?

Dans "identité heureuse", il y a identité. [Rires.] Le mot identité n'est donc plus tabou, c'est un progrès… Plutôt que de rêver, je préfère être lucide et agir pour résoudre vraiment les problèmes. 

François Hollande vous accuse de "convoquer les peurs", de "flatter les mauvais sentiments"…

Mon sujet exclusif, central, dont je ne me laisserai pas détourner, c'est la France. Je veux parler aux Français, c'est la seule chose qui compte pour moi. Les commentaires des uns ou des autres m'importent peu. Je propose un chemin, une voie, une logique fondés sur la vérité de ce que vivent les Français. 

Au fond, ça vous arrange que François Hollande vous prenne pour cible principale, en occultant Alain Juppé?

Le jour où Marine Le Pen fait sa rentrée, je suis sa cible unique. Le jour où M. Hollande retourne en campagne, je suis sa cible unique. Et certains dans ma famille politique ont aussi cette tentation. On a le sentiment qu'ils pensent que pour exister ils doivent d'abord s'opposer à moi, alors qu'il serait tellement plus utile qu'ils parlent de leur projet.

«Le bilan fiscal de la gauche au pouvoir est désastreux pour les ménages, la classe moyenne, les familles et les entreprises»

Pas moins de huit candidats ont réussi à réunir les parrainages nécessaires pour la primaire. C'est trop?

Cela prouve surtout que l'argument selon lequel je voulais verrouiller la primaire ne tenait pas. La campagne va durer deux mois et demi. Il y aura des déceptions, sans doute, mais pas de frustrations, parce que chacun aura pu s'exprimer pleinement. Dans l'ascension de l'Everest, il y a beaucoup de candidats pour la marche d'approche, beaucoup moins dans l'escalade de la dernière pente. 

Alstom vient d'annoncer la fermeture de son site de Belfort. Était-il possible de l'empêcher?

Cette décision est un scandale. L'État est actionnaire à hauteur de 20% de la branche transport d'Alstom. Le ministre en charge, M. Macron, très préoccupé par lui-même et sa propre carrière, a laissé tomber les ouvriers d'Alstom. Comment l'État peut-il accepter que son coactionnaire annonce la fermeture du site sans qu'il soit au courant? Il s'agit d'ouvriers et d'ingénieurs qui fabriquent des TGV, un marché en croissance dans le monde. On ne peut pas les laisser tomber. Hollande restera comme le président du renoncement national. 

Il vient d'annoncer un milliard de baisses d'impôts…

Annoncer un milliard d'euros d'impôts en moins après 50 milliards d'augmentation, cela fait 49 milliards de hausse. Le bilan fiscal de la gauche au pouvoir est désastreux pour les ménages, la classe moyenne, les familles et les entreprises. 

Le parquet vient de requérir votre renvoi en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion. Votre avocat dénonce une "manœuvre politique". Que signifie cette expression?

Aucun justiciable n'a été autant surveillé, examiné, interrogé que moi. On a écouté mes téléphones, vérifié mes comptes. On est allé même jusqu'à me suspecter de trafic de drogue! En ce qui concerne Bygmalion, après une journée ­entière d'audition, le juge a abandonné, me concernant, tous les chefs de mise en examen en relation avec les agissements des dirigeants de cette société, dont personne ne peut dire qu'ils étaient mes amis. Le juge n'a prononcé qu'une mise en examen pour le dépassement du plafond légal de mon compte de campagne, qu'il a qualifié lui-même de "délit formel". Or le Conseil constitutionnel s'est déjà prononcé sur ce dépassement et l'a déjà sanctionné. Ses décisions "s'imposent à toutes les juridictions". Qui peut dire le contraire, surtout lorsqu'on veut invoquer l'État de droit? Et que dire des réquisitions du parquet inexactes juridiquement qui sont communiquées à la presse le matin même de l'ouverture du procès ­Cahuzac? Peut-on considérer qu'il s'agit d'un traitement normal? 

Anna Cabana, Hervé Gattegno et Christine Ollivier - Le Journal du Dimanche

            dimanche 11 septembre 2016

Posté par marcdhere à 23:11 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Elizabeth Levy: la gauche compassionnelle neu-neu a une lourde responsabilité

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, Elisabeth Lévy a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Le burkini est l'un des symboles de la guerre culturelle que l'islamisme mène à la France.


Elisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Dans son numéro de septembre «La guerre culturelle est déclarée: No Pasaran!», le magazine revient sur le burkini avec entre autres la participation de Jean-Pierre Chevènement et de Marcel Gauchet.


FIGAROVOX. - Vous consacrez la une du nouveau numéro de Causeur au Burkini. Vous allez encore énerver ceux qui pensent qu'on en a trop fait avec cette affaire …

Elisabeth LEVY. - Cet argument laisse rêveur. Ainsi, on n'aurait pas le droit d'interdire le burkini, mais il faudrait interdire d'en parler? On aimerait comprendre en quoi la promotion d'un costume de bain islamique, jusque-là inconnu sous nos cieux, serait un sujet moins digne de débat que la hiérarchie des normes dans la loi travail, dont nous avons soupé pendant des semaines. Au passage, les mêmes qui trouvent parfaitement légitime de légiférer sur la sexualité (en interdisant la prostitution) voient une scandaleuse atteinte à la liberté quand on le fait avec un vêtement. Or, un vêtement, c'est bien moins intime, c'est une façon de s'adresser aux autres dans l'espace public alors qu'à mon avis, la sexualité entre adultes consentants, même tarifée, relève strictement de la liberté individuelle.

Il ne s'agit évidemment pas du seul burkini mais de la progression d'un islam radical et séparatiste, dont le burkini est la dernière fanfreluche.

Je constate aussi que les grands démocrates qui s'émerveillaient des logorrhées autarciques de Nuit debout, voient d'un fort mauvais œil que l'on débatte d'une question qui intéresse sacrément une majorité de Français, et pas seulement les méchants de-droite: il ne s'agit évidemment pas du seul burkini mais de la progression d'un islam radical et séparatiste, dont le burkini est la dernière fanfreluche. Même quand il ne nourrit pas ou n'encourage pas le terrorisme, cet islam s'impose par la force et l'intimidation dans les territoires où il est majoritaire, d'abord aux musulmans et surtout aux musulmanes, puis aux non-musulmans qui finissent par partir car ils «ne se sentent plus chez eux». Tout cela, les Français veulent qu'on en parle et ils veulent surtout qu'on arrête de céder du terrain. Les perroquets de la gauche compassionnelle médiatique et politique peuvent répéter à l'envi que les vrais coupables du terrorisme, c'est nous, et intenter des procès en sorcellerie, plus personne ne les écoute.

Vous avez titré: «No pasaran!». Ce recours à la rhétorique antifasciste n'est-il pas paradoxal pour quelqu'un qui a toujours combattu «l'antifascisme d'opérette»?

Arrêtons de laisser l'intégrisme créer une contre-société à l'intérieur de la société française, défendons notre façon de vivre ensemble, avec des femmes qui peuvent se montrer sans se donner.

Tout d'abord, il ne vous a pas échappé que l'image (qui vient d'une publicité pour le produit), confère un zeste d'humour à ce titre, mais un zeste seulement parce que l'affaire est sérieuse et même préoccupante si on ose cette litote. Voilà des années qu'on traite de fachos tous ceux qui pointent le danger et que nos grandes consciences jouent à la Résistance sur les plateaux de télé. Mais si quelque chose se rapproche du fascisme aujourd'hui, c'est cet islam qui déteste notre mode de vie et veut empêcher les musulmans de l'adopter. Tabasser quelqu'un qui mange durant Ramadan, obliger sa sœur ou sa copine à s'habiller de telle ou telle façon, préférer laisser une femme mourir plutôt que de la voir examinée par un homme, tenter de s'accaparer l'espace public, ce sont des comportements de petits nervis. Et si on a le droit de parler de fascisme pour l'Etat islamique, on a le droit de dire «fasciste» pour ceux qui ne font qu'admirer sa cruauté ou sa barbarie. Et tant pis pour la précision historique. Cependant, si nous avons repris maintenant ce cri des Républicains espagnols, c'est aussi à cause du moment. Beaucoup de Français sont au bord de la crise de nerfs et disent: arrêtons de laisser l'intégrisme créer une contre-société, une sécession hostile, à l'intérieur de la société française, défendons notre façon de vivre ensemble, avec des femmes qui peuvent se montrer sans se donner. Et c'est sans doute notre dernière chance d'inverser la tendance, avant que se créent durablement des territoires islamisés dans notre pays.

Tout de même, votre défense de l'interdiction du burkini est étonnante pour quelqu'un qui aime proclamer sa «fibre libérale»? Le libéralisme a-t-il été dévoyé en relativisme ces dernières années?

Ma fibre libérale saigne deux fois, une fois pour le burkini, une fois pour son interdiction. Mais il faut croire qu'elle saigne plus pour le burkini lui-même.

Comment vous dire, quand le Washington Post, le New York Times, toute la presse convenable de la Terre, le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU (qui s'est permis d'engueuler la France dans un tweet comminatoire) et le Conseil d'État parlent en chœur de liberté, j'ai une furieuse envie d'interdire. Blague à part, ma fibre libérale saigne deux fois, une fois pour le burkini, une fois pour son interdiction. Mais il faut croire qu'elle saigne plus pour le burkini lui-même, qui est une atteinte à la liberté des femmes, donc à la France qui en est la patrie historique. Etre libéral ne signifie pas interdire d'interdire, mais ne se résoudre à le faire qu'en dernière extrémité. Proclamer, au nom d'un libéralisme absolutiste, que tous les choix individuels se valent et que chacun fait ce qu'il lui plaît, on arrive, comme vous le soulignez à un relativisme dévastateur et à des sociétés qui se défont, car non, on ne peut pas vivre avec toutes les différences. On a le droit de définir collectivement les lignes rouges au-delà duquel votre ticket national n'est plus valable. Bien sûr, tous les Français ont le droit de vivre en France, mais pas n'importe comment. On n'a pas le droit d'exciser sa fille ou d'épouser deux femmes. On doit pouvoir se passer du burkini. Les burkineuses savent parfaitement que leur accoutrement indispose leurs concitoyens, et surtout, qu'il leur rappelle leurs ennemis, ceux qui cet été encore ont massacré des innocents. Si elles veulent tant que cela vivre-ensemble, qu'elles l'enlèvent ou se passent de plage. Un peu de courtoisie républicaine, ou de discrétion, comme l'a dit Jean-Pierre Chevènement, ne nuit pas.

Mais il semble qu'il soit compliqué de rédiger une loi anti-burkini.

Nous n'avons pas choisi ce combat mais nous devons le gagner.

Nous n'avons pas choisi ce combat mais nous devons le gagner. Nous avons interprété la Bible ne me dites pas qu'on ne peut pas interpréter le droit. Alain Finkielkraut suggère le fondement de l'atteinte à la dignité humaine comme pour le lancer de nains. Pourquoi pas, en tout cas, si on ne trouve pas une astuce juridique d'ici l'été prochain, cela sera encore interprété comme une preuve de notre faiblesse. Nous sommes en présence d'une offensive qui n'est pas menée par un commandement unifié mais par des myriades d'individus et de factions, d'associations, d'amicales, de médias, sans oublier des sponsors plus ou moins transparents. Comme le souligne Marcel Gauchet, cette nébuleuse ne cherche nullement à prendre le pouvoir comme le Ben Abbes de Houellebecq. Ses activistes s'emploient à renforcer leur contrôle sur le groupe, en particulier sur sa partie féminine, tout en menant des campagnes destinées à tester notre capacité de résistance. We shall fight on the beaches - nous combattrons sur les plages, déclarait Churchill le 9 mai 1940. On dirait que l'Histoire se répète et si c'est sous la forme d'une farce, elle n'est pas vraiment drôle. Eh bien, nous aussi, nous nous battrons sur les plages - ce combat-là, contrairement à celui d'hier, est seulement idéologique, mais, sans abuser de grands mots, il a aussi quelque chose à voir avec la défense de notre civilisation.

Justement, vous parlez de guerre culturelle. Qu'entendez-vous par là et cette guerre est-elle finalement au moins aussi importante que la guerre contre le terrorisme?

On a souvent abandonné la jeunesse musulmane à un encadrement intermédiaire constitué d'animateurs et de caïds reconvertis.

Au lendemain de l'arrestation de trois meurtrières en puissance, qui prévoyaient sans doute des attentats, il serait malvenu, voire insultant pour nos services de police et de renseignement, de prétendre que la guerre sécuritaire n'a pas d'importance. Mais, je le répète, nous ne nous battons pas seulement contre des terroristes, mais contre un islam qui déteste ostensiblement la France, ses grandes valeurs et ses petites habitudes. Et c'est là qu'on peut parler de guerre culturelle et elle a déjà commencé avec la révolte contre le burkini: elle ne sera pas menée par des forces armées mais par la société, elle ne vise pas à conquérir des territoires mais des esprits, elle ne combat pas les musulmans mais l'islam fondamentaliste et séparatiste qui veut les empêcher d'être français. Du reste, si nous devons la livrer, c'est d'abord pour ceux - et peut-être plus encore pour celles - qui subissent, dans notre pays, le joug des «Frères» et ne peuvent compter que sur la France pour y échapper. Cette guerre nous devons la mener à l‘école, mais aussi dans «les quartiers» où on a souvent abandonné la jeunesse musulmane à un encadrement intermédiaire constitué d'animateurs et de caïds reconvertis, qui contribuent souvent à l'endoctriner en lui expliquant qu'il ne faut pas se mélanger aux Gaulois. Avec de l'argent public.

D'accord, et à ce sujet vous proposez un audit des associations qui ne devrait pas enchanter tous les élus qui ont joué la carte du clientélisme musulman voire salafiste. Reste qu'on ne change pas les sentiments des gens comme ça…

Qui a dit que la reconquête des Territoires perdus serait une promenade de santé ?

Qui a dit que la reconquête des Territoires perdus serait une promenade de santé? Mais il serait absurde de regarder le désastre arriver sans rien faire. Il y a des millions de musulmans qui ont choisi leur camp, celui de la France, la France a le droit de choisir ses musulmans et le devoir de les aider à s'émanciper. Pourrissons la vie, par la loi et par la réprobation sociale, de ceux qui sabotent la chose commune avec leurs mœurs d'un autre âge. Arrêtons sans relâche les femmes en burqa, mettons-les à l'amende et si elles y tiennent tant, à leur armure, aidons-les à émigrer vers un pays plus accueillant comme l'Afghanistan. Interdisons aux maris d'emmerder les médecins de leurs épouses. Cessons de financer le prosélytisme associatif. Il y a beaucoup de petites choses à faire…

La guerre, c'est aussi un Etat autoritaire et coercitif. Vous risquez d'être tiraillée…

Le moyen le plus sûr de rater l'intégration de ceux qui sont là, c'est de laisser le flux des entrées se poursuivre.

Elle suppose surtout un Etat qui parle d'une seule voix. Et là on ne sait plus très bien qui parle pour la France? Manuel Valls qui a soutenu les arrêtés anti-burqini, ou Najat Vallaud-Belkacem qui, soucieuse de ne pas s'aliéner les électeurs de Villeurbanne, y a vu une intolérable atteinte aux libertés? Jean-Pierre Chevènement ou l'inénarrable Thierry Tuot, cosignataire de l'arrêt du Conseil d'État, chantre de la «société d'inclusion», qui veut en finir avec la suprématie du français à l'école? Et bien sûr, l'Etat ne doit pas s'adresser à ses citoyens sur le seul mode coercitif. Il faut que ceux qui choisissent la France y aient toute leur place. Cela dit, l'urgence aujourd'hui est de rappeler la règle. Et bien sûr, de donner un coup d'arrêt à l'immigration (je ne parle pas ici des réfugiés de guerre). Le moyen le plus sûr de rater l'intégration de ceux qui sont là, c'est de laisser le flux des entrées se poursuivre.

Plus encore qu'une guerre contre l'islam politique, cette guerre est-elle finalement une guerre contre le «multiculturalisme» et l' «idéologie de la repentance»?

J'ai entendu l'un d'eux parler, sans guillemets, de cette France populaire qui n'aime pas l'Autre. Quelle insoutenable prétention !

Si vous voulez dire que, au-delà des islamistes, la gauche compassionnelle neu-neu que j'évoquais a une lourde responsabilité dans le désastre: en effet, je suis convaincue qu'un des principaux aliments de la haine de la France a été le discours culpabilisateur et repentant martelé par une partie des élites. Voilà des années qu'elles expliquent à des générations de musulmans que nous sommes tous des Dupont Lajoie, des beaufs racistes, des salauds qui ont opprimé leurs grands-parents et exploité leurs parents. Ce discours a eu des effets terribles. S'ils nous détestent, dans bien des cas, c'est parce que des petits donneurs de leçons aveugles à ce qu'ils ont sous le nez leur ont appris à nous détester. Alors oui, c'est d'abord contre ce discours-là et contre son omniprésence dans les médias publics qu'il faut lutter. Il y a à France Inter le dernier quarteron d'immigrationnistes du pays. Plus celui-ci s'inquiète de la montée de l'islam radical, plus les journalistes tentent de nous convaincre qu'il n'y a aucun problème sinon celui des méchants réacs. Il y a quelques jours, j'ai entendu l'un d'eux parler, sans guillemets, de cette France populaire qui n'aime pas l'Autre. Quelle insoutenable prétention! Cette propagande financée par le contribuable est indigne d'une démocratie comme la France.

Une partie des «antiracistes» sont-ils les idiots utiles des Frères musulmans?

Certains, comme les indigènes de la République et tous ceux qui rejouent sans arrêt la guerre d'Algérie, ne sont pas des idiots utiles de l'islamisme mais des complices assumés.

Certains, comme les indigènes de la République et tous ceux qui rejouent sans arrêt la guerre d'Algérie, ne sont pas des idiots utiles de l'islamisme mais des complices assumés. En revanche, il y a effectivement, à l'extrême gauche du paysage médiatique, un parti de l'Islam qui fait le jeu, sous couvert de libertés, de l'islam le plus archaïque. Plenel ou Lancelin se sentiront toujours plus proches d'un Tariq Ramadan ou peut-être pire, que d'Alain Finkielkraut. Ils trouveront toujours toutes sortes d'excuses à nos ennemis. Plus ils sont minoritaires, plus ils sont hargneux. Mais en vérité, ils ne représentent plus grand-chose idéologiquement.

Jean-Pierre Chevènement évoque dans vos pages «un djihad laïque». La laïcité n'est-elle pas finalement un cache sexe qui dissimule le refus légitime de certaines mœurs. Pourquoi ne pas légiférer spécifiquement sur la question de l'islam au nom de notre histoire et de notre identité nationale plutôt qu'en invoquant la laïcité?

Vous mélangez le droit et l'anthropologie. L'identité nationale qui n'est pas une chose figée mais un objet historique dont on ne peut en quelque sorte constater l'existence qu'a posteriori, n'est pas une affaire de droit. La laïcité, oui, même si elle n'est pas que cela, mais aussi une façon d'envisager la vie sociale. Nous avons des racines chrétiennes, c'est indéniable. L'Histoire n'est pas notre code, disent les adversaires de la nation. Je dirais plutôt qu'elle n'est pas tout notre code. Mais je crois, contrairement à vous, que la laïcité est un instrument politique et juridique précieux. Après tout, de quoi s'agit-il aujourd'hui? De demander aux musulmans exactement ce qu'on a exigé des catholiques, et souvent à la dure, il y a un siècle. Nous n'allons pas laisser l'islam faire ce que nous avons interdit au catholicisme - s'arroger le contrôle des esprits. De toute façon, je vous le répète, la bataille a déjà commencé. À nous de savoir si nous voulons qu'elle se fasse à la manière corse ou dans les formes républicaines. Si la République se montre mollassonne, compassionnelle et accommodante, beaucoup de ses enfants déçus commenceront à lorgner avec envie sur les défenses identitaires spontanées des Corses, oubliant qu'elles se déploient grâce à l'intimidation collective. Je préfère pour ma part la manière républicaine. La force de la loi, la puissance de la Raison - et pour les câlins on verra plus tard.

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08 septembre 2016

Sarkozy: je ne serai jamais le président de l'impuissance

Sarkozy : "Je ne serai jamais le Président de l'impuissance, voilà ma réponse à Hollande"

Ciblé par François Hollande le matin même, Nicolas Sarkozy a répondu jeudi soir lors d'une réunion à Vendôme (Loir-et-Cher). A "l'impuissance" du Président, le candidat à la primaire de la droite oppose son intransigeance et sa volonté "d'adapter le droit à la gravité extrême" de la menace terroriste.

                       

 

Nicolas Sarkozy accuse François Hollande de "faiblesse". Reuters.

François Hollande avait dénoncé le matin même dans un long discours les critiques de Nicolas Sarkozy contre la Constitution. L'intéressé lui a rendu la pareille jeudi soir à Vendôme (Loir-et-Cher), lors d'une réunion publique.  

L'ex-Président a accusé son successeur à l'Elysée de "faiblesse" contre le terrorisme. "La démocratie n'a pas le droit à la faiblesse, nous sommes la France, nous ne pouvons pas accepter l'impuissance (...) C'est le droit qui doit s'adapter à la réalité de la menace, ce n'est pas le contraire, parce qu'accepter le contraire, c'est accepter l'impuissance", a affirmé Nicolas Sarkozy. Avant d'enchaîner, devant quelque 2.000 personnes : "Je ne serai jamais le président de l'impuissance, voilà ma réponse à François Hollande."

"Faut-il attendre que les terroristes aient commis leur acte barbare pour protéger la société?"

"François Hollande affirme désormais que sa priorité, c'est l'Etat de droit, scandant son slogan pour manifester son impuissance ; moi, ma priorité, c'est la sécurité des Français. Je veux être le président de la République qui protégera les Français et qui défendra la France", a dit encore Nicolas Sarkozy. "Je pose la question aux Français : faut-il attendre que les terroristes aient commis leur acte barbare pour protéger la société? Moi, je ne le crois pas", a-t-il poursuivi. "C'est une divergence fondamentale que j'ai avec monsieur Hollande et tous ceux qui refusent de voir la réalité telle qu'elle est, qui refusent d'adapter le droit à la gravité extrême de la menace. C'est refuser de tirer les conséquences des attentats et des atrocités qui ont été commis sur le sol de la République française", a ajouté l'ex-chef de l'Etat, en présence de plusieurs ténors de Les Républicains (LR), parmi lesquels Eric Woerth, secrétaire général de LR, et Christian Estrosi, président de la région PACA et de la métropole niçoise.

François Hollande s'était pour sa part posé en défenseur de l'Etat de droit, rejetant tout "Etat d'exception" contre les attaques djihadistes. "La seule voie qui vaille, la seule qui soit efficace, c'est celle de l'Etat de droit", avait martelé le Président.

Sarkozy veut "reprendre le principe de la déchéance de nationalité"

A Vendôme, Nicolas Sarkozy a réduit la présidentielle à une confrontation entre lui et François Hollande. "Que chacun entende bien ce message : dans huit mois, il faudra choisir entre la présidence de l'impuissance ou la présidence de l'action. Je serai le président de l'action. J'ai dit, je dirai la vérité".

L'ancien chef de l'Etat compte également "reprendre le principe de la déchéance de nationalité parce que, quand on attaque la France et qu'on tue les Français, on ne mérite pas d'avoir la nationalité française". "Au lendemain du drame du Bataclan, François Hollande avait souhaité changer l'état de droit en proposant une révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité. Il a échoué une fois de plus, je le regrette", a-t-il ajouté.

Arnaud Focraud (avec AFP) - leJDD.fr

 

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07 septembre 2016

Primaire de droite: très forte progression de Sarkozy

Sur le site Atlantico

Selon les résultats d'une enquête Ifop-Fiducial pour i>Télé, Paris Match et Sud Radio publiée mardi 6 septembre, l'ancien président de la République rattrape son retard de manière très nette face à Alain Juppé dans les intentions de vote aux deux tours de la primaire de novembre. 

Sur l'ensemble des personnes se disant prêtes à voter à la primaire, Nicolas Sarkozy talonne Alain Juppé de seulement 2 points, avec 33% d'intentions de vote, contre 35% pour son rival.

 Au mois de juin, une précédente étude créditait le maire de Bordeaux de 35%, contre seulement 28% pour Nicolas Sarkozy. Bruno Le Maire et François Fillon redescendent quant à eux à 10%.

>>>> À lire aussi : Alain Juppé le modéré est-il à la hauteur des défis du terrorisme ?

Chez les électeurs des Républicains, la progression de Nicolas Sarkozy est encore plus marquée, selon l'Ifop : l'ancien président est crédité de 48% d'intentions de vote (+9 points), contre 28% (-6 points) pour Alain Juppé, alors que les précédents sondages plaçaient les deux candidats au coude-à-coude. 

Au second tour de la primaire, les intentions de vote du public le plus large sont désormais de 54% pour Alain Juppé, contre 46% pour Nicolas Sarkozy. Chez les seuls sympathisants des Républicains, la tendance s'accentue une nouvelle fois : Nicolas Sarkozy est donné gagnant face à Alain Juppé, avec 57% d'intentions de vote, contre 43% pour le maire de Bordeaux. L'étude réalisée au mois de juin auprès du même électorat créditait Alain Juppé de 52%, contre seulement 48% pour Nicolas Sarkozy. 

 

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06 septembre 2016

Sarkozy et le sarkozysme

Nicolas Sarkozy tient, depuis vingt ans, une place tout à fait particulière dans notre vie politique. Il est, certainement celui dont on parle le plus, celui qui intéresse le plus, qui soulève le plus de questions et de controverses, qui provoque le plus de sentiments contraires.

Ceux qui le suivent ou le soutiennent le font avec un  enthousiasme rare, avec une passion même qui peut tendre parfois à de l’idolâtrie.

A l’inverse, il provoque auprès de ses opposants des sentiments  d’hostilité voire de haine, qui s’expriment  avec  une agressivité qui va parfois jusqu’à l’insulte.

Nicolas Sarkozy est, de tous les candidats possibles à la prochaine  élection présidentielle, le plus soumis à des attaques violentes, qui proviennent, c’est à remarquer, de tous les bords, de tous les partis, de toutes les familles politiques. 

Il est celui qu’attaquent le plus souvent et le plus violemment Marine Le Pen et l’ensemble des responsables de l’extrême droite. Il est celui que François Hollande, Manuel Valls et ses ministres attaquent prioritairement (celui de la Justice le fait discrètement mais très efficacement).  Les leaders socialistes, à quelque courant qu’ils appartiennent,  de Cambadélis,  à Montebourg  ou Hamon l’ont également choisi comme cible prioritaire. Emmanuel Macron, qui vient d’apparaître dans le combat pour la présidentielle et qui se veut ni de droite ni de gauche, lance contre lui ses principales attaques.  

Et puis, François Bayrou, bien sûr,  jaloux des succès de son rival, poursuit Sarkozy depuis vingt ans d’une haine qui est son moteur et la principale motivation de son action. Derrière lui, de nombreux responsables centristes qui, comme c’est habituel dans cette famille politique, soutenaient Sarkozy au temps de ses succès, l’ont abandonné et se montrent parmi les plus agressifs à son égard, depuis que les choses sont pour lui,  plus difficiles. C’est aussi le cas de ceux venant d’un camp différent du sien,  qu’il a fait ministre, quand ils n’étaient rien, et  qui, pour se faire pardonner par leur camp d’origine leur « trahison », se dépêchent de trahir l’ancien Président dont ils « ciraient les bottes »…Parmi ceux-ci, celui qui me rend le plus triste est Bernard Kouchner…

Et puis dans son camp même, chez les Républicains, il est soumis aux attaques les plus violentes. Sans aller aussi loin (ou aussi bas) que les frères Debré ou de l’amie et complice de François Fillon, Roselyne Bachelot, qui utilisent couramment l’insulte, sans parler de ce pauvre Jacques Chirac et de sa clique,  nombreux sont les leaders ou prétendus tels qui, frontalement ou sournoisement attaquent Nicolas Sarkozy bien davantage que Hollande ou Valls ! Sans les citer tous, on reconnaîtra facilement parmi eux,  Juppé, Fillon, Copé, Raffarin…vieux politiciens aigris,  qui sentent le  monde leur échapper et veulent s’accrocher à un pouvoir qui les fuit…

Bref, quand on réunit une telle variété d’opposants, quand on a autant d’ennemis déclarés ou tapis, quand on suscite la haine d’autant de médiocres de camps différents, quand on est rejeté par tous les partisans de l’immobilisme, garantie du maintien de leurs privilèges, bobos ou hauts fonctionnaires,  on ne peut pas être « complètement mauvais » comme aurait dit W.C. Fields.  Il est même possible que l’on soit, en définitive,  le seul capable de faire avancer les choses, de réformer vraiment notre pays qui en a tant besoin.

C’est pourquoi j’ai voulu chercher qui était vraiment Nicolas Sarkozy,  ce qu’il  représentait vraiment, s’il y avait dans son action un fil directeur, une cohérence,  une force interne qui permettent de parler de « sarkozysme ».  Ce sera la base du nouveau livre auquel je travaille et auquel ce petit article pourrait servir de préface ou d’introduction.

Comme ce livre ne sera pas un « polar » qu’il n’est pas nécessaire de maintenir le « suspense »  je peux révéler tout de suite que j’estime qu’effectivement  on peut parler du « sarkozysme », comme on a pu parler du « gaullisme » et que ce « sarkozysme », dont je donnerai les éléments constitutifs originaux, se rattache fortement à une glorieuse tradition politique de notre pays le « bonapartisme ».  C’est pourquoi j’ai forgé l’expression de « sarkobonapartisme », expression que je ne trouve pas très élégante, mais à ce jour je n’en n’ai pas trouvé d’autre qui exprime plus précisément ce que je pense (si certains ont des suggestions à me faire…).

Si ce « sarkobonapartisme » existe aujourd’hui, comme je pense pouvoir le montrer,  on doit se poser pourtant  une dernière question : pourrait-il exister sans ou au-delà de l’action de son fondateur, par exemple si Nicolas Sarkozy était battu lors de l’élection présidentielle de 2017 ou s’il ne pouvait s’y présenter.  Ce serait  la preuve la plus évidente de sa réalité et de sa force.

Permettez-moi, pour garder tout de même une part de mystère à ce livre, (peut-être aussi parce que j’hésite et y réfléchis encore) de ne pas  répondre ici et maintenant à cette question.

Marc d’Héré

 

P.S. Parallèlement à cet ouvrage, j’ai commencé un roman qui sera une suite à « La Ceinture de la Vierge », et dont l’action se déroulera, toujours en Anjou,  à l’époque des guerres de religion.  En attendant la parution de ces deux livres, je ne peux que vous conseiller « L’autre Café », mon dernier roman publié aux Editions de Passy.  Bien amicalement.

 

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05 septembre 2016

Nicolas Sarkozy dans la voix du Nord

Publié le 5 Septembre 2016

PHOTO LA VOIX DU NORD / BONNIERE PASCAL             PHOTO LA VOIX DU NORD / BONNIERE PASCAL

Dans une interview dans nos colonnes, Nicolas Sarkozy veut renégocier les accords du Touquet et obliger les Britanniques à accueillir sur leur sol les demandeurs d’asile lors du traitement de leur dossier.

 

 

 

– Regrettez-vous la signature des accords du Touquet en 2003 ?

« Je veux tout d’abord rendre hommage au calme des habitants du Calaisis, qui font preuve de sang-froid, de générosité et d’un grand sens des responsabilités. Depuis des années, ils portent sur leurs seules épaules l’attrait du Royaume-Uni pour des migrants du monde entier. Tous ces gens n’ont nullement la volonté de s’installer dans le Pas-de-Calais, ni même en France.

Pourquoi devrais-je regretter les accords du Touquet qui disent que la frontière française doit être gardée par des policiers et des douaniers français ? Imaginons que la police française ne garde pas l’entrée du tunnel : y aurait-il plus ou moins de migrants ? Plus, à l’évidence. Tout le monde le reconnaît. Il y a entre la France et la Grande-Bretagne une frontière maritime et une frontière terrestre qui est l’entrée du tunnel. »

 

– Vous ne voulez pas déplacer la frontière à Douvres.

« La frontière de la France se situe à l’entrée du tunnel. S’il n’y avait plus de contrôles du côté français, on créerait un appel d’air considérable, avec comme résultat d’avoir encore plus de migrants, mais encore moins de coopération policière et douanière avec les Britanniques. Les deux côtés seraient perdants.

Mais, puisque la plupart de ces étrangers viennent à Calais pour passer en Grande-Bretagne, je veux que nos amis britanniques assument désormais le traitement des demandes de ceux qui veulent l’asile chez eux, dans un centre fermé, en Grande-Bretagne, et assument également le retour de ceux qui seront déboutés. Ce n’est pas sur le sol français que l’on doit traiter des dossiers d’admission pour entrer sur le territoire britannique. »

 

– Comment organiser le transfert de ces migrants vers un hotspot en Angleterre ?

« Plutôt que de laisser des migrants rester des mois dans les campements du Calaisis, sans que leur dossier ne soit traité, il faut qu’ils soient contrôlés par des équipes policières et douanières anglaises et françaises. Ces équipes décideront si la demande relève du centre fermé qui aura été créé en Angleterre, et dans ce cas le migrant sera immédiatement renvoyé dans ce centre, ou si elle devra être étudiée dans des centres fermés en France. Dans mon esprit, les dossiers devront être traités sur le sol britannique. C’est la seule solution pour organiser le démantèlement de la Jungle et arrêter l’appel d’air pour l’avenir, parce que les migrants ne pourront plus simplement attendre le bon moment pour passer en Angleterre. »

 

– Ce sera au migrant de choisir dans quel pays il ira ?

« Pour l’essentiel, ils veulent aller au Royaume-Uni et la solution que je propose permet d’apporter une vraie réponse. Par ailleurs, la France doit cesser d’être aussi laxiste face à tous ceux qui ne respectent pas les critères de l’asile et n’ont pas vocation à obtenir le statut de réfugié. Ils doivent être renvoyés dans leur pays, ce que le Gouvernement actuel ne fait pas, puisque les expulsions de clandestins ont baissé de 20 % sur les six premiers mois de l’année. On ne peut pas continuer à être l’un des seuls pays d’Europe à ne pas renvoyer en Afghanistan, au Soudan et en Érythrée ceux dont la demande d’asile a été refusée. D’autres le font, par exemple les Britanniques, car eux assument de renvoyer dans le même avion ceux qui doivent l’être. »

 

– Soutenez-vous Bernard Cazeneuve dans sa volonté de démanteler la Jungle ?

« Peut-on parler sérieusement de volonté du ministre quand les faits démontrent l’inverse ? Les socialistes sont au pouvoir depuis quatre années et demie. Il y avait 900 migrants à Calais en 2012. Aujourd’hui, il y en a plus de 10 000. Où est la volonté ? »

 

– Comment sortir de cette situation à Calais ?

« La vérité, c’est que le Gouvernement est en train de répartir une partie de la jungle de Calais sur l’ensemble du territoire. Je ne peux pas accepter que non seulement la situation ne soit pas réglée à Calais mais qu’en plus on organise la même dans d’autres villes de France.

Rien ne pourra être résolu si on ne pose pas les bases d’une nouvelle politique migratoire. Schengen n’existe plus dans les faits. Le mécanisme de réadmission de la Convention du Dublin ne fonctionne plus, ce qui signifie concrètement qu’une personne entrée par exemple par la Hongrie et qui reste illégalement ensuite en France n’est plus systématiquement renvoyée en Hongrie. Le devoir du gouvernement français est de rétablir des contrôles aux frontières. C’est ce que nous ferons tant qu’il n’y aura pas un deuxième Schengen. Ne serait-ce que la semaine dernière, les Italiens ont reçu 14 000 migrants. À ce rythme, ils en auront un million l’année prochaine. Si les frontières de la France et de l’Europe continuent d’être poreuses, on ne résoudra jamais le problème.

Jamais la pression migratoire n’a été aussi forte et pourtant les reconduites à la frontière baissent de 20 %. Et cette pression migratoire est d’autant plus grave pour la France que notre système social est bien plus généreux qu’ailleurs. Je demande la suspension du droit au regroupement familial tant qu’il n’y a pas le Schengen 2 que nous réclamons. Je demande également la suppression de l’Aide médicale d’État et qu’aucun étranger en France ne puisse bénéficier de prestation non contributive avant cinq ans pour ne pas rentrer en France uniquement pour avoir des allocations sociales. Tant qu’on n’a pas une politique nationale, on ne peut pas résoudre Calais. »

 

– Et pour la Jungle ?

« Sur Calais, mon intention est de me rendre à Londres dès le lendemain de l’élection présidentielle pour négocier les conditions d’un nouvel accord du Touquet avec ouverture d’un hotspot : si vous ne la démantelez pas tout de suite, elle ne le sera jamais. La Jungle sud a été démantelée, pas la zone nord. Regardez ce qui s’est passé sur les terrains connexes : c’est devenu une véritable ville à part entière, où prospèrent des échoppes et des supérettes illicites. Comment ne pas comprendre l’exaspération de tous les commerçants du Calaisis qui eux respectent la loi et payent leurs impôts ? »

 

– Le démantèlement devra donc se faire après la négociation avec les Anglais.

« Jamais on n’aurait dû laisser la situation se dégrader comme cela. Plus on attend, plus c’est difficile. Il faut un plan d’ensemble : évacuer la Jungle, donner des moyens puissants au tribunal de Boulogne, qui n’est pas adapté à l’explosion des délits et parfois des crimes. Je soutiens totalement les habitants du Calaisis qui manifestent aujourd’hui. Il y a maintenant des attaques en bandes contre les transporteurs sur l’autoroute ! »

 

– Viendrez-vous à Calais pendant la campagne ?

« La question n’est pas de venir à Calais pour faire du buzz ou pour prendre une photo, mais pour faire des propositions concrètes. Je suis fier d’être citoyen d’honneur de Sangatte. Je parle très souvent de la situation avec Xavier Bertrand et Natacha Bouchart. Calais sera pour moi un dossier prioritaire. La question du Calaisis devra être traitée dès le mois de mai 2017, par des décisions d’ordre public pour ce qui est de la Jungle et par une action internationale. Les deux actions prioritaires de la politique internationale de la France ce sera une initiative franco-allemande pour relancer le processus européen et une discussion avec nos amis britanniques pour gérer notre frontière commune. »

 

– N’est-ce pas inhumain, comme le dit Alain Juppé, de vouloir supprimer le regroupement familial ?

« Ce qui est inhumain, c’est de faire croire à des malheureux qu’ils ont un avenir alors que dans notre pays, il n’y a pas de logement, pas d’emploi pour eux, pas de moyens financiers. Dans les 30 ans qui viennent, il y aura 200 millions d’habitants dans le Sahel avec un nombre d’enfants par femme trois à quatre fois supérieur à l’Europe. Pouvons-nous continuer comme si de rien n’était ? Je refuse que dans cette campagne on ne dise pas la vérité aux Français. Le regroupement familial a été suspendu pour les réfugiés par Mme Merkel. Si ce n’est pas inhumain vu de l’Allemagne, pourquoi ce le serait vu de la France ? »

 

– Vous dites souvent « il faut tout dire avant pour tout faire après ». Beaucoup de Français s’interrogent : pourquoi n’avez pas tout fait avant, pendant votre quinquennat ?

« Quand un journal fait une nouvelle maquette, le lecteur se demande pourquoi il ne l’a pas faite avant. Vous répondez : il a fallu le temps d’apprendre, d’écouter, de comprendre, de tirer les conclusions, sur ce qu’on a bien fait, mal fait ou pas fait. J’ai été candidat en 2012, car j’étais convaincu qu’il y avait encore beaucoup à faire. Pendant une grande partie du quinquennat, les observateurs trouvaient que j’en faisais trop. Voilà maintenant que je n’en ai pas fait assez. Cette prochaine campagne va me donner l’occasion de tirer les conséquences de ce que j’ai appris de la France et des Français. »

 

– Gérald Darmanin vous a quitté en janvier en fustigeant vos méthodes et votre entourage. Sa présence à vos côtés signifie-t-elle que vous avez entendu ses critiques sur « les débats identitaires nauséabonds » et « le religieux qui hystérise notre vie politique » ?

« Gérald et moi, nous ne nous sommes pas séparés à cause de désaccords de fond. Par ailleurs, un candidat à la présidence de la République doit rassembler. Gérald est un de nos plus brillants espoirs. Il est un remarquable coordinateur de campagne. »

 

– Faut-il un code de bonne conduite pour la campagne de la primaire, comme le réclame Alain Juppé ?

« Je ne crois pas aux codes de bonne conduite. Je crois à la bonne conduite tout court. Je ne suis pas naïf. Ce sont les électeurs et les Français qui jugeront ceux qui agressent et ceux qui rassemblent. Si nous voulons gagner, dans deux mois et demi nous devrons impérativement nous rassembler. Quel spectacle donnerions-nous si nous avons passé deux mois et demi à nous déchirer pour ensuite dire qu’on s’entend ? Je ne doute pas que tous ceux qui critiquent ou qui attaquent auront oublié leurs critiques demain si nous gagnons et feront tout pour faire gagner celui qui aura remporté la primaire. »

.lavoixdunord.fr

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01 septembre 2016

Pour les patrons, un Sarko c'est plus solide qu'un Macron

 

Jean-Marc Sylvestre ( extraits...)

Merci Jean-Marc Sylvestre pour cet article. Extraits choisis :  "Mais pour un patron, un Sarko c'est plus solide qu'un Macron."

"La réserve était de mise dans une salle pourtant bondée, surchauffée et finalement très attentive. Et puis au fur et à mesure que Nicolas Sarkozy a déroulé sa partition, la salle s'est décontractée pour terminer par "une standing ovation" et une cohue monumentale à la sortie digne d'une rock star."...

...

"L'ancien président a du métier. Il savait que parmi les dirigeants du Medef il n'avait pas que des amis, mais il savait aussi que les chefs d'entreprise, adhérents ou pas de l'organisation patronale, sont dans l'attente d'un vrai programme de redressement de l'économie."... Il a donc décliné son programme devant les patrons, un programme qui est développé en toutes lettres dans le livre qu'il vient de sortir pour expliquer sa candidature."...

"Le programme de Nicolas Sarkozy n'a pas créé de surprise, pour une raison très simple. Tous les candidats de la droite et du centre sont grosso modo sur la même ligne. La différence va donc se faire sur la méthode pour changer et sur la détermination. Et sur ce point, Nicolas Sarkozy a retrouvé une longueur d'avance."...

"Mais les chefs d'entreprise ont parfaitement compris que l'équation Sarkozy pouvait leur être plus solide que celle de Macron. D'abord parce qu'ils savent que la politique est un métier. Il ne suffit pas d'accéder au pouvoir, il faut l'exercer sur la longueur et dans la stabilité ; on ne s'improvise pas responsable politique. Il faut s'équiper et s'armer. Ensuite, les patrons ont beau avoir des préférences, ils savent qu'ils ne pourront pas seuls mettre un homme à eux à l'Elysée."...

http://www.atlantico.fr/…/sarkozy-essaie-renouer-avec-patro…

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30 août 2016

Sarkozy s'engage sur une baisse de charges de 34 milliards

Nicolas Sarkozy veut lever l'embargo sur les produits russes et modifier la structure fiscale des exploitations agricoles.

Source AFP

Modifié le 30/08/2016 à 16:47 - | Le Point.fr
"En juillet 2017, nous ferons voter pour toutes les entreprises de France une baisse de 34 milliards d'euros des charges", a promis l'ancien président, s'il est élu en 2017.

"En juillet 2017, nous ferons voter pour toutes les entreprises de France une baisse de 34 milliards d'euros des charges", a promis l'ancien président, s'il est élu en 2017. © AFP/ DENIS CHARLET

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Nicolas Sarkozy promet une baisse des charges de 34 milliards s'il est élu

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Posté par marcdhere à 17:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 août 2016

Le candidat Sarkozy au 20 H de TF1

Officiellement en campagne, l'ex-chef de l'état a déployé ses idées sur l'économie, l'immigration, l'identité… et Juppé. Des idées et des formules chocs.Par

Publié le 24/08/2016 à 22:14 | Le Point.fr
Invité du JT de TF1, Nicolas Sarkozy a égraîner les mesures qu'il comptait prendre s'il était élu en 2017.

Invité du JT de TF1, Nicolas Sarkozy a égraîner les mesures qu'il comptait prendre s'il était élu en 2017.

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Ce qu'a dit le candidat Sarkozy pour son premier 20 h

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Posté par marcdhere à 22:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

SARKOZY: j'ai décidé d'être candidat

ToutPourLaFrance.png

J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2017.

La France exige qu’on lui donne tout. J’ai senti que j’avais la force pour mener ce combat à un moment de notre histoire si tourmentée.


Les cinq années qui viennent seront celles de tous les dangers mais aussi de toutes les espérances.

Au fond nous avons cinq grands défis à affronter. 

Le premier, celui de la vérité. A-t-on une chance raisonnable d’être élu en assumant de dire tout avant l’élection pour être certain de tout faire après ? 

Celui de l’autorité. Peut-elle exister dans une société dans laquelle la loi de la République ne s’applique plus dans de nombreux quartiers, où l’autorité du maître à l’école n’a jamais été autant remise en cause, où des minorités gagnent leur chantage contre le pouvoir en place, où l’Etat s’affaiblit jour après jour ? 

Celui de l’identité. Comment faire de l'identité de la France notre premier combat pour défendre notre mode de vie et sans jamais avoir la tentation de nous couper du reste du monde ? 

Celui de la compétitivité. Comment restaurer les marges de manœuvre indispensables pour affronter la compétition mondiale afin que la France redevienne une puissance économique ? 

Et, enfin, celui de la liberté. Comment faire de la liberté un atout pour rétablir la confiance et l'espoir dans l'avenir.


Ce livre est le point de départ. Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne  doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel. C’est seulement en disant tout avant, que nous aurons la légitimité pour tout faire après.

Rien ne sera possible sans cette exigence de clarté. signatureNS.png







Posté par marcdhere à 18:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]