Cercle des Libertés Egales

24 août 2016

Le candidat Sarkozy au 20 H de TF1

Officiellement en campagne, l'ex-chef de l'état a déployé ses idées sur l'économie, l'immigration, l'identité… et Juppé. Des idées et des formules chocs.Par

Publié le 24/08/2016 à 22:14 | Le Point.fr
Invité du JT de TF1, Nicolas Sarkozy a égraîner les mesures qu'il comptait prendre s'il était élu en 2017.

Invité du JT de TF1, Nicolas Sarkozy a égraîner les mesures qu'il comptait prendre s'il était élu en 2017.

Envoyer l'article à un ami
Ce qu'a dit le candidat Sarkozy pour son premier 20 h

Merci de compléter ce formulaire

Message en cas d'erreur au focus sur le champ
Ajouter aux favoris

Cet article a été ajouté dans vos favoris.

Posté par marcdhere à 22:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

SARKOZY: j'ai décidé d'être candidat

ToutPourLaFrance.png

J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2017.

La France exige qu’on lui donne tout. J’ai senti que j’avais la force pour mener ce combat à un moment de notre histoire si tourmentée.


Les cinq années qui viennent seront celles de tous les dangers mais aussi de toutes les espérances.

Au fond nous avons cinq grands défis à affronter. 

Le premier, celui de la vérité. A-t-on une chance raisonnable d’être élu en assumant de dire tout avant l’élection pour être certain de tout faire après ? 

Celui de l’autorité. Peut-elle exister dans une société dans laquelle la loi de la République ne s’applique plus dans de nombreux quartiers, où l’autorité du maître à l’école n’a jamais été autant remise en cause, où des minorités gagnent leur chantage contre le pouvoir en place, où l’Etat s’affaiblit jour après jour ? 

Celui de l’identité. Comment faire de l'identité de la France notre premier combat pour défendre notre mode de vie et sans jamais avoir la tentation de nous couper du reste du monde ? 

Celui de la compétitivité. Comment restaurer les marges de manœuvre indispensables pour affronter la compétition mondiale afin que la France redevienne une puissance économique ? 

Et, enfin, celui de la liberté. Comment faire de la liberté un atout pour rétablir la confiance et l'espoir dans l'avenir.


Ce livre est le point de départ. Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne  doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel. C’est seulement en disant tout avant, que nous aurons la légitimité pour tout faire après.

Rien ne sera possible sans cette exigence de clarté. signatureNS.png







Posté par marcdhere à 18:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 août 2016

Les socialistes jouent avec la France, par lâcheté, incompétence et idéologie

 

Par Guillaume Peltier

              11 août   2016           

Même au cœur de l'été, le premier secrétaire du PS multiplie les provocations en accusant la droite de "jouer avec les valeurs républicaines". C'est probablement la seule manière que les socialistes ont trouvée pour masquer leur terrible échec et leur totale incompétence dans tous les domaines : chômage, dette, délinquance, école, fiscalité, politique familiale,...

Alors que la France est frappée par le terrorisme, M. CAMBADELIS préfère invectiver de manière grotesque l'opposition républicaine plutôt que de travailler à des solutions courageuses pour éradiquer le terrorisme islamique. Ce doit être la mode de l'été chez les socialistes : outre les outrances de M. CAMBADELIS, les Français ont droit à l'autosatisfaction de M. HOLLANDE qui ose dire, de retour de Rio, que "tout va mieux pour lui" ou à l'indécence de M. MACRON qui, alors que la France est en guerre, pose tout sourire en Une d'un hebdomadaire... D'autres socialistes encore découvrent au mois d'août 2016 qu'il manque des places de prisons en France, à rebours de la politique pénale catastrophique menée depuis 2012 par Mme TAUBIRA.

Les socialistes jouent avec la France et la République pendant que Les Républicains présentent sans relâche leurs propositions pour redresser la France. Oui, comme le dit Nicolas SARKOZY, pour lutter contre le terrorisme, nous serons impitoyables. Oui, pour lutter contre le terrorisme, nous adapterons le droit afin de gagner la guerre. Oui, pour lutter contre le terrorisme, nous porterons une nouvelle Europe qui contrôlera ses frontières, nous maîtriserons notre immigration, nous imposerons l'assimilation et mettrons fin à toutes les politiques synonymes de laxisme et de lâcheté. C'est en défendant la France et en gagnant la guerre contre le terrorisme que nous défendrons la République.

Guillaume PELTIER Porte-parole des Républicains

 

 

 

Posté par marcdhere à 22:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 août 2016

Nicolas Sarkozy dans Le Point: Identité, religion, culture...

              04 août   2016           

Identité, religion, culture... Dans un entretien avec Le Point, Nicolas Sarkozy se livre. Et étonne.

Le Point : Depuis « Charlie Hebdo », en janvier 2015, 236 personnes ont été tuées en France par des terroristes. Nous sommes en guerre, dites-vous. Comment peut-on aspirer, dans ce contexte, à présider à la destinée de notre pays ?

Nicolas Sarkozy : A travers Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, c'est naturellement la France qui, une nouvelle fois, a été prise pour cible par le terrorisme islamiste, pour ce qu'elle est, pour son mode de vie, pour sa civilisation. L'unité nationale commande avant tout d'être lucide sur la menace. Les mots de la guerre ont été utilisés, mais depuis dix-huit mois avons-nous revu de fond en comble nos dispositifs et nos moyens de sécurité ? J'ai exercé les fonctions de chef de l'Etat. Présider à la destinée de la France, c'est dire la vérité aux Français. La mesure de la menace terroriste - sa durabilité comme son ancrage dans notre pays - n'a pas été prise. Le risque zéro n'existe pas, mais l'absence d'une réponse de l'Etat à la hauteur de l'attaque ne ferait qu'accroître les tensions qui existent dans la société française. Ne cherchons pas à les dissimuler, elles existent. Seule l'exigence de fermeté et d'action importe. C'est donc un changement profond de politique qu'il faut conduire en adaptant nos règles pour que l'état d'urgence serve réellement à la protection des Français et ne reste pas un effet d'annonce. Nous sommes en guerre, nous devons donc nous donner les moyens de la gagner.

Quand nous avons dit à nos proches que nous venions vous interviewer, comment pensez-vous qu'ils ont réagi ?

Je ne sais pas, peut-être vous ont-ils dit : « Comment est-il ? » Je pense que les gens peuvent avoir de la curiosité.

Votre livre préféré est de Maupassant : « Pierre et Jean », les prénoms de vos deux fils aînés. Pourquoi aimez-vous cette oeuvre ?

Mes fils n'ont pas été nommés d'après ce livre. « Pierre et Jean », ce n'est pas une nouvelle, c'est un livre très abouti. C'est l'histoire d'un couple qui vit à Dieppe, un ménage sans histoire ; lui vient d'être mis à la retraite, elle est une femme parfaite, ils ont deux enfants, Pierre et Jean. Un événement vient bouleverser leur vie, et cet événement est la mort d'un ami du couple, qui décide de léguer toute sa fortune à Jean. Pourquoi ? Ce génie de Maupassant distille le venin dans cette existence tranquille par étapes. Cet héritage est d'abord une joie, une fête. Puis survient l'incompréhension, et au fond la jalousie. A l'arrivée, ce n'est pas simplement le couple qui explose, ce sont les deux frères qui ne se parlent plus, et l'un qui s'engage et part au loin. Comment une famille parfaite explose-t-elle ? Pour moi, ce livre est de la philosophie. Les écrivains sont des médecins de l'âme, ils ont tout compris de la personne humaine. Chez Balzac, dans « Eugénie Grandet », l'action se déroule à Saumur. Dans « Le curé de village » Véronique vit à Limoges, et « La maison Teiller » se déroule à Dieppe. Ainsi, tout d'un coup, Saumur, Limoges, Dieppe deviennent des lieux insensés d'aventures extraordinaires. Tiens, Barbey d'Aurevilly, un écrivain que j'aime beaucoup, eh bien, dans « L'ensorcelée », l'histoire de cette femme qui tombe amoureuse de ce prêtre défiguré, tout se passe en Normandie. Je suis sûr que les marais, la brume, le climat normand font beaucoup pour l'imaginaire des écrivains.

Au cœur du drame de « Pierre et Jean », il y a l'argent...

Non, pas du tout, c'est d'abord l'éternelle histoire de l'amour et de la fidélité... et du mensonge...

Tout se disloque lorsque la fortune les frappe, pourtant.

Pas du tout ; vous, vous voyez l'argent. Ce n'est pas cela qui me touche. Moi, je vois l'amour, cette femme parfaite a trompé son mari. Excusez-moi, mais le livre appartient autant à celui qui le lit qu'à celui qui l'écrit, donc moi c'est ma vision. Je suis un sentimental, je vois dans ce roman une femme admirée de chacun, une femme qui avait un amant et s'est fait faire un enfant. Vous, vous voyez l'argent, moi, je vois ça. La chose fascinante, c'est que leur mère avait un amant et ne l'a pas dit à son mari, c'est cela l'histoire.

Et vous, qu'avez-vous reçu en héritage ?

Deux choses, dont l'une que je ne m'explique pas. J'ai reçu une énergie, une soif de vivre, un amour de la vie. Oui, une esthétique de l'engagement. Je suis quelqu'un qui s'engage, j'aime l'engagement, je suis un passionné. C'est un héritage ou une identité ? Disons un héritage identitaire. Il y a aussi des choses qui m'ont éclairé sur ce que je souhaitais donner à mes enfants.

Lesquelles ?

Leur apporter beaucoup d'attention, comme une réaction à ce que je n'ai pas toujours eu.

Ça, c'est la part de votre enfance que vous n'avez pas envie de reproduire ?

Oui, mais je n'ai pas envie d'en dire du mal. Ce qu'on reçoit dans l'enfance, on ne l'identifie pas tout de suite. Il faut du temps, beaucoup de temps pour comprendre.

Votre père est hongrois, votre épouse, italienne...

Et mon grand-père maternel, un Grec de Salonique, je le dis parce qu'il a beaucoup compté pour moi, il m'a élevé avec ma mère. Je me demande si ce n'est pas par lui que je me sens de plus en plus méditerranéen, je me sens méditerranéen plus que de l'Europe de l'Est. J'aime la Méditerranée. Un héritage de Salonique, sans doute.

Hongrois, Italiens, Grecs, qu'est-ce que les Européens ont en commun ?

Les Européens ont en commun une géographie, ils ont en commun un climat, ils ont en commun un mode de vie, ils ont en commun une histoire, ils ont en commun une culture. Quand je lis « Les braises », de Sandor Marai, qui s'est suicidé en 1989, ou que je lis les écrivains espagnols ou vois les films des cinéastes italiens - « Le jardin des Finzi-Contini », « Voyage en Italie », « Rome ville ouverte », « La Strada » -, ces merveilles viennent d'Italie et elles sont profondément européennes. Quand je vois ce magnifique film allemand, « La vie des autres », eh bien, je n'ai pas connu ce qu'ont vécu les Allemands de l'Est, mais je le partage, car c'est européen, totalement européen. Je suis persuadé qu'on n'est pas seulement de son sang, de son pays, on est de son continent. Quand vous êtes en Afrique, vous vous sentez européen, non ? Et quand vous êtes en Asie, que vous vous promenez sur le Bund à Shanghai, vous ne vous dites pas que vous êtes européen ? Si, bien sûr. C'est d'ailleurs un des paradoxes du Brexit. Quand je me promène à Londres, je me sens chez moi, en Europe.

Comment, aujourd'hui, préserver cet héritage partagé ?

En s'unissant. Cette crise européenne s'inscrit dans une donnée objective irréfutable. Pendant des siècles ont compté l'Espagne, la couronne d'Angleterre, les rois de France, la Prusse, des pays dont les frontières ont bougé, mais qui dominaient le monde. Sous Louis XVI, il y avait 28 millions d'habitants en France, 18 millions en Grande-Bretagne et 2 millions aux Etats-Unis. Au début du XXe siècle, les Européens, les Américains et les Canadiens, les Occidentaux donc, règnent sur le monde. Aujourd'hui, vous additionnez l'Europe et les Etats-Unis, on est moins de 800 millions dans un monde de milliards de personnes. Forcément, la civilisation européenne, qui s'est toujours vécue comme dominante, réalise qu'elle ne pèse désormais qu'à peine 10% de la population mondiale. La civilisation européenne se sent devenue minoritaire. La démographie fait l'Histoire, et non le contraire. Voici ce qui explique notamment les interrogations européennes. L'axe du monde est clairement passé vers l'Afrique et l'Asie. Il nous faut réagir, ou on disparaîtra.

Est-il vrai que vous prenez des cours d'anglais ?

J'ai pris des cours d'anglais presque tous les jours en 2012 et 2013. J'ai pris de la confiance, car j'ai beaucoup pratiqué avec mes conférences, mais aujourd'hui, hélas, je n'ai plus le temps. Mais je continue à le travailler tout seul, en particulier en lisant des livres en anglais.

Dans le magazine « Elle », la semaine passée, votre épouse dit : « Mon mari ne ressemble en rien à ces élites. » Elles ressemblent à quoi, « ces élites » ?

Elles sont trop souvent convenues. Elles ont généralement la même formation, elles vont dans les mêmes endroits, elles pensent la même chose, il y a une uniformité qui m'est étrangère. J'aime l'originalité, la création, j'aime la différence, j'aime la passion, j'aime le contact direct avec les gens, j'aime une infinité de choses. On peut parler foot, Tour de France, et en même temps aimer les films de Cassavetes, je le fais avec la même passion. Je n'aime pas être classé dans un petit tiroir, je n'aime pas non plus classer les gens dans le même petit tiroir. Je n'ai jamais été membre d'un club, je n'aimerais pas l'être. Groucho Marx disait : « Je ne voudrais pas faire partie d'un club qui m'accepterait comme membre. » C'est peut-être lié à un sentiment d'illégitimité...

Vous pensez que c'est entendable par les Français quand vous dites ne pas appartenir à l'élite ?

Attendez, si le but d'un entretien c'est de dire la vérité, qu'est-ce que ça peut me faire que ce soit entendable ou pas ? Est-ce mieux de se fabriquer un personnage, qui sera démasqué tôt ou tard ? Je ne le pense pas. Les gens m'ont vu si souvent à la radio, à la télévision, ils me connaissent. Je ne suis pas tellement friand de ce genre d'entretien, un peu impudique, mais quand je l'accepte, je le fais vraiment. Spontanément, je n'irais pas le faire et je ne l'ai pas fait pendant longtemps. Votre intérêt, c'est de ne pas faire le même portrait, la même interview qu'on a lue et relue cent fois. Moi aussi, j'ai besoin d'être intéressé par une rencontre, sinon je peux m' ennuyer rapidement. Entendable, ce n'est pas une question que je me pose. Ce n'est pas pour ça que je vais tout dire de ce que je suis. Pour répondre à votre question, non, je pense que les gens ne me voient pas comme quelqu'un de classique, appartenant à l'élite française...

Après avoir cité votre épouse , citons votre belle-mère...

Oh là, ça s'aggrave [rires].

Elle dit qu'il y a deux choses que vous aimez dans la vie : la politique et la bagarre. Vous aimez la bagarre ?

Si je peux préciser la pensée de ma belle-mère ! Ce n'est pas la politique que j'aime, c'est la vie. Et j'aime la politique parce qu'elle est souvent la quintessence de la vie, la vie sous une loupe grossissante. Les trahisons sont plus fortes, les passions plus exacerbées, les victoires plus solennelles, les défaites plus extrêmes, mais c'est la vie. J'ai toujours été étonné par ceux qui disent : il y a la politique et il y a la vie. Dans ces conditions, je comprends que la politique n'intéresse plus. La politique n'est intéressante que parce que c'est la vie en accéléré, parfois en plus ridicule, en plus extrême. Deuxièmement, la bagarre. J'aimerais tellement ne pas aimer la bagarre, mais je n'ai pas eu le choix, je m'y suis fait. Il a fallu ouvrir les portes qui ne s'ouvraient pas, il a fallu se battre, il a fallu conquérir... Je ne sais pas si je l'aime, disons que je ne la crains pas, ce qui est autre chose.

Vous êtes-vous déjà battu ?

Oui, enfin, non. J'ai été battu deux fois. Une fois, en 1976, la faculté de Nanterre - il y a encore un témoin, qui s' appelle Jean-Marie Chaussonnière. Il y avait un grand rassemblement de grévistes. J'avais 21 ans, une magnifique chemise bleue et un jean. Je suis sorti, je n'avais plus de chemise. Il est vrai que j'étais très provocant. J'étais monté à la tribune pour dire que leur grève, c'était un truc de prétentieux. A l'époque, je travaillais, j'étais fleuriste, et ces blocages, ça ne me plaisait pas. Tout cela s'est mal terminé, et j'ai eu six mois de cours du soir parce que je ne pouvais plus revenir. jean-Marie était dans la salle, il disait « Ils vont le tuer ! Ils vont le tuer ! » Il n'a pas été lâche, mais il ne pouvait pas faire quoi que ce soit. Et puis, d'abord, qu'est-ce qu'il aurait pu faire ? Et deuxième fois, je faisais du judo, j'avais décidé de m'inscrire au club de judo de Nanterre. Je n'y suis allé qu'une fois. Un petit jeune me propose de combattre. Au bout de deux minutes, j'ai volé dans les chaises du public, j'ai dit « merci beaucoup », je suis partie et je ne suis jamais revenu. Terminé. Voilà, ce sont mes deux expériences.

Nous allons repartir un peu dans votre enfance. Quand vous étiez jeune homme, votre famille a manqué d'argent. Est-ce que cela vous a donné le goût de la revanche ?

Je suis né et j'ai vécu les premières années de ma vie avenue Rachel, près de la place de Clichy, quand on vivait avec mon père. Après, nous sommes allés ailleurs dans le 18e, chez mon grand-père. On pas manqué d'argent, mais la situation était instable, car ma mère était seule, et une femme seule dans les années 60 avec trois enfants, qui doit reprendre ses études, divorcée, c'était encore plus difficile que maintenant. Mais mon grand-père était médecin de quartier et on faisait partie de la bourgeoisie, pas la grande bourgeoisie, mais enfin... Est-ce que ça m'a donné le goût de la revanche ? Non. Vous savez, c'est souvent quelque chose qui est dit de moi, mais qui exprime une méconnaissance totale de ce que je suis. La bagarre, je m'y suis fait ; la revanche, je n'ai jamais eu ce goût-là, je n'ai jamais eu d'amertume. J'aime trop la vie, je crois trop dans les possibilités de l'énergie, tout le monde vous le dira : je n'ai pas de haine, interrogez mes proches ! Je pense d'ailleurs qu'il y a des sentiments qu'il ne faut pas toucher, car ce sont des sentiments dangereux. Quand vous regardez un tableau, il y a des couleurs dominantes, c'est-à-dire qu'elles entraînent tout le reste. Il y a des défauts très dangereux, alors que d'autres ne le sont pas du tout. L'amertume est dangereuse, car quand vous entrez dans ce chemin-là vous n' en sortez plus, elle se nourrit. La haine est dangereuse également, parce qu'elle s'autoalimente, c'est inextinguible. La jalousie, idem. L'avarice est épouvantable. Si vous acceptez de vous laisser aller à ces sentiments, ils vous mènent à la folie. La colère, en revanche, n'est pas dangereuse du tout. Une fois qu'elle est passée, vous dites « Mon Dieu que j'ai été bête!» La tristesse n'est pas dangereuse, elle s'éteint. La revanche est aux antipodes de ce que je pense. Je me suis d'ailleurs réconcilié toute ma vie avec des gens. Le temps passe, il ne faut pas perdre d'énergie pour ça, ce n'est pas mon truc, je ne suis pas haineux... Comme tous les gens qui s'expriment, d'ailleurs ! Les haineux, les amers sont des gens qui gardent tout pour eux.

Admirez-vous le pape quand il prend la défense des migrants ?

D'abord, parler avec le pape, c'est quelque chose de particulier. J'avoue que tout ce qui touche à la transcendance, au mystère, à la foi - même si cela ne m'empêche pas de douter - tout cela m'intéresse beaucoup. J'ai beaucoup aimé le pape Benoît XVI, j'ai beaucoup aimé parler avec lui, c'est un homme pour lequel j'ai beaucoup d'admiration. Je n'ai rencontré qu'une fois le pape François en tête-à-tête pendant quarante-cinq minutes, j'ai aimé son attention, son humanité. Que voulez-vous qu'il dise ? Il est chef de l'Eglise. Il prône la miséricorde, la charité, il faut le prendre pour ce qu'il est, je ne porte pas un jugement politique sur ce que va dire le pape dans ses fonctions de pape. Oui, j'admire le pape François.

Vous avez dit que la colère n'est pas un sentiment dangereux. Est-ce que cela signifie qu'un peuple en colère, ce n'est pas grave ?

Un peuple en colère, bien sûr que c'est préoccupant. Mais c'est bien la démonstration de ce que je dis, ça ne reste pas, ce sont des peuples éruptifs, puis ça s'apaise. Ce n'est pas pour ça que c'est bien. Je pense que la France - si c'est la question - n'est pas en colère, elle est inquiète, elle est à cran. S'il y a quelque chose que je n'aime pas, c'est le mensonge, mais je ne suis pas naïf, il y a des mensonges de civilité. Quand j'étais jeune avocat, j'ai participé à un concours d'éloquence, la conférence Berryer. On m'avait fait intervenir sur le mensonge, et j'avais dit : « Vous savez, dans la vie, c'est toujours au nom de la vérité qu'on tue, pas au nom du mensonge . » Qu'est-ce qu'il y a de plus difficile à supporter que de ne pas avoir confiance dans la personne qui est la plus importante dans votre vie ? C'est quoi, l'enfer ? Ne pas pouvoir faire confiance aux gens qu'on aime car, sur cela, vous n'avez aucune prise. Quelqu'un qui ment systématiquement, un enfant, un mari, une femme, un président, ça vous mine. La colère à laquelle on assiste actuellement ne concerne pas la loi El Khomri, mais le mensonge. Les gens ont parfaitement compris qu'on ne peut pas être satisfait de tout, qu'on peut être en désaccord, mais le mensonge, c'est dur à supporter, dans un couple, dans une société. C'est « Pierre et Jean », tout d'un coup un univers s'écroule. On peut se tromper, on peut faire des erreurs, mais là...

Avez-vous déjà lu le Coran ?

Non, et je pense qu'il est difficile de prétendre l'avoir lu et compris quand on n'est pas musulman. En revanche, j'en ai très souvent parlé avec les représentants du culte musulman.

Et la Bible ?

Pas dans son intégralité, mais des passages des Évangiles, bien sûr, comme beaucoup de catholiques. Tout ce qui touche à la religion, à la transcendance me passionne. Je me reconnais assez dans ce qu'avait dit François Mitterrand : « Je crois dans les forces de l'esprit . »

Dans vos discours, vous évoquez souvent les racines chrétiennes de la France. Quelles sont, selon vous, les valeurs chrétiennes ?

L'humanisme. Quand je parle des racines chrétiennes, c'est plus un choix culturel qu'un choix cultuel. Culture et culte sont très souvent liés. Quelle est la seule façon que l'homme ait trouvée pour s'inscrire dans une forme d'éternité, si ce n'est la création ? Quelle est la caractéristique de l'art? Son universalité et son intemporalité. L'art est intemporel. La grotte de Lascaux a 18 000 ans. Vous la voyez maintenant, vous êtes stupéfait, que vous soyez chinois ou européen. C'est universel et intemporel. Les racines chrétiennes, c'est d'abord une référence culturelle qui prend une signification politique, car il n'y aurait pas eu la France sans les rois et sans l'Eglise. Et donc, la religion, ça compte, et ces racines chrétiennes aussi. Ça ne veut pas dire que la France est chrétienne, mais elle vient de là, elle vient de ce terreau. Je pense que l'homme ne fait pas le choix de la religion, je pense que la démarche de prier est plus importante que celui qu'on prie. Le besoin de transcendance, le besoin d'espérance est inscrit dans l'identité humaine. D'ailleurs, quand vous vous rendez au Vatican, vous comprenez que le mariage de la culture et du culte est évident... Il y a quelque chose de sacré dans la musique aussi ! Mozart qui compose ses premières œuvres à 6 ans, n'est-ce pas sacré, ça ? Et la Pietà à Saint-Pierre ? Michel-Ange a 24 ans quand il la sculpte. Le voile en marbre blanc, on dirait qu'il va s'envoler, ça vient d'où ? C'est humain ou c'est divin ?

Vous abordez régulièrement la question de l'identité. Votre épouse dit dans « Elle » : « Je suis une bâtarde et j'aime bien les bâtards, mon mari aussi est un genre de sang-mêlé. » Comment, en étant l'héritier d'une histoire familiale si diverse, vous pouvez faire de l'id...

Mais c'est le contraire !

Vous connaissez la question ?

Oui ! Quand votre identité est une évidence, vous ne vous battez pas pour elle, elle fait partie de vous, vous la respirez, vous n'y attachez aucune importance. Quand vous avez peu, que vous reste-t-il ? Un mode de vie, une langue, un terroir, un paysage... Moi, j'ai des origines multiples, mais je me suis toujours senti français, parce que je ne veux pas qu'on m'apprenne d'abord l'histoire du pays de mon père, la Hongrie, ou celle du pays de mon grand-père, la Grèce, je veux qu'on m'apprenne en premier l'histoire de France, du pays qui est le mien. Je suis français, je ne suis pas hongrois, je ne suis pas grec. Je n'ai rien contre, mais c'est le cas ! On ne doit pas renvoyer en permanence les gens aux origines de leurs parents. Un enfant dont les parents viennent d'Afrique du Nord, on doit d'abord lui apprendre la langue française, parce que c'est sa langue et l'histoire de son pays, c'est l'histoire de France. Je voudrais poser une question : s'il n'y a pas d'identité, où est la diversité ? La diversité, c'est le partage des identités. Je ne veux pas d'un monde aplati, je ne veux pas d'un monde qui n'ait qu'une seule culture, une seule langue, je déteste ça. Je ne vois pas en quoi aimer son pays, sa langue, sa culture vous empêche d'aimer les autres. Au contraire ! J'ai observé que ceux qui ignorent leur propre culture ne connaissent rien à celle des autres. C'est justement parce qu'on s'intéresse à sa propre histoire qu'on s'ouvre à celle des autres. Je crois aux frontières. La frontière n'est pas un mur, c'est un filtre. Les pays où il y a le plus de guerres ce sont ceux où il n'y a pas de frontières. Regardez l'Afrique : beaucoup de conflits sont dus à la confrontation entre les agriculteurs et les éleveurs. L'agriculteur a besoin de borner son champ, l'éleveur a besoin de faire la transhumance.

La primaire de la droite a lieu dans moins de quatre mois. Définissez en un mot :

- Alain Juppé ? Un compagnon. - François Filon ? Un ancien Premier ministre loyal. - Bruno Le Maire ? Un espoir. - NKM ? Un regret. Je suis très sincère, j'aime beaucoup Nathalie à titre personnel. Quand on voit les gens qu'on aime se tromper, c'est toujours dommage.

Vous êtes pour la première fois père d'une fille, après trois garçons. Etes-vous un père différent avec votre fille ?

Je suis un père encore plus attentif. C'est un bonheur, c'est un miracle.

Pourquoi, en football comme ailleurs, l'Allemagne paraît-elle plus forte ?

Il y avait une répartition des tâches. L'Allemagne était plus forte économiquement parlant ; la France, plus forte politiquement. Maintenant, grâce à M. Hollande, on est aussi passés derrière. Mais ce n'est pas définitif, la bataille n'est pas perdue. Surtout avec ce qui s'est passé en Angleterre... Si elle prend des initiatives, la France peut vraiment jouer un rôle majeur. Evidemment, quand le message de la France consiste à dire qu'on va taxer à 75% les gens qui investissent et qui ont de l'argent, il ne faut pas s'étonner que les personnes les plus dynamiques s'en aillent.

Posté par marcdhere à 18:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 juillet 2016

Croissance nulle au 2ème trimestre. Tous les voyants sont au rouge

Après deux mois de hausse consécutive du chômage, c'est au tour de la croissance de venir noircir le tableau du Gouvernement. D'après l'Insee, la croissance française a été nulle au deuxième trimestre, alors que l'institut prédisait une hausse de 0,3%.

Pour Eric WOERTH, Secrétaire général des Républicains, « l'arrêt brutal de la croissance française est encore un signal négatif pour le Gouvernement et la preuve que les bonnes réformes économiques et structurelles n'ont pas été engagées. Aujourd'hui François Hollande cumule croissance en berne et chômage de masse. Et avec des prévisions de croissance de plus en plus mornes, les objectifs budgétaires ont toutes les chances de pas être tenus ».

Le Député de l'Oise ajoute également que "la morosité de l'économie pourrait être accentuée par les conséquences du Brexit".

Éric WOERTH Secrétaire général des Républicains Député de l'Oise

 

Posté par marcdhere à 18:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 juillet 2016

Sarkozy dans Le Monde: répondre au terrorisme

              27 juillet   2016           

Au lendemain de l'assassinat d'un prêtre dans une église, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, prône, dans un entretien au Monde, un durcissement des mesures antiterroristes et critique l'exécutif. « Le gouvernement devra répondre à la question : comment des individus fichés, dont l'un sous contrôle judiciaire pour avoir essayé d'aller faire le djihad en Syrie, ont été laissés libres de commettre un tel attentat ? », s'interroge le président du parti Les Républicains.

Quelle est votre réaction après l'assassinat d'un prêtre par deux terroristes ?

Comme tous les Français, je suis horrifié par ce nouvel acte barbare. En assassinant un prêtre et en blessant gravement des fidèles dans une église, c'est aussi l'âme de la France qui a été touchée. Je veux exprimer ma totale solidarité et mon soutien aux catholiques de France.

Ce nouveau drame montre à quel point nous devons changer de dimension dans notre riposte au terrorisme islamiste. Je ne peux pas accepter l'application de schémas intellectuels du passé à la réalité d'aujourd'hui. Nous sommes entrés en guerre avec les attaques de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher en janvier 2015. Il faut en tirer toutes les conséquences.

Cet attentat survient en pleine polémique après l'attentat de Nice. Demandez-vous la démission du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve ?

L'urgence, c'est la sécurité des Français. Et cela passe par la vérité. Le gouvernement la doit aux familles des victimes et à tous les Français. A Nice, des versions totalement contradictoires ont été exposées, notamment sur les effectifs présents. Y a-t-il eu mensonge ou pas ? S'il était avéré qu'il y a eu un mensonge d'Etat, notre pays, pas plus qu'aucune démocratie, ne pourrait l'accepter.

De même, à Saint-Etienne-du-Rouvray [Seine-Maritime], toute la lumière devra être faite sur le parcours judiciaire de ces terroristes, sur les moyens de surveillance et sur l'appréciation de la dangerosité de ces individus. Le gouvernement devra répondre à la question : comment des individus fichés, dont l'un est sous contrôle judiciaire pour avoir essayé d'aller faire le djihad en Syrie, ont été laissés libres de commettre un tel attentat ?

Que préconisez-vous ?

C'est précisément à ce type de situations que nous voulons répondre lorsque nous disons depuis des mois que ceux qui sont partis faire le djihad ou ont essayé de s'y rendre doivent aller en prison puis dans un centre de déradicalisation. Et nous proposons également depuis des mois la rétention administrative pour les individus fichés les plus dangereux.

Faire vraiment la guerre, c'est priver de liberté et donc mettre hors d'état de nuire, ceux qui veulent s'en prendre à la France. La gravité des événements de ces dix-huit derniers mois impose à chacun d'entre nous une réserve, une dignité mais aussi une exigence d'action. C'est la seule façon d'être à la hauteur.

Pourtant, selon un sondage Odoxa pour France Info, 80 % des Français ne trouvent pas les politiques à la hauteur. Pourquoi l'opposition ne respecte-t-elle plus la période de deuil et d'unité nationale ?

Les Français ont légitimement une exigence d'efficacité qui se double d'une exigence de dignité. Ces sentiments-là sont au fond de chacun d'entre nous. Le pire serait que les questions ne soient pas posées, que les failles ne soient pas analysées. Poser des questions et proposer des solutions, ce n'est pas chercher la polémique, c'est vouloir améliorer la sécurité des Français.

Alain Juppé a déclaré que l'attentat de Nice aurait pu être évité. Etes-vous d'accord ?

J'ai vécu ce genre de situations comme ministre de l'intérieur et comme président de la République. Je sais que le risque zéro n'existe pas. Ce que je veux, c'est la tolérance zéro.

François Hollande a-t-il pris conscience de la situation ?

Depuis 2015, il y a eu huit attentats qui ont fait 236 victimes. Le pays a parfaitement pris conscience que nous sommes entrés dans un autre monde, un monde en guerre, qui nécessite un autre degré de riposte.

Est-ce que tout a été fait depuis dix-huit mois ? La réponse est clairement non. Par exemple, j'ai demandé, dès janvier 2015 et après chaque attentat, la pénalisation de la consultation de sites djihadistes. Il a fallu attendre juin 2016 pour que soit adoptée par le Parlement une mesure aussi simple. Et le décret d'application n'a toujours pas été pris. Que de temps perdu… Et que dire des centres de déradicalisation qui n'ont toujours pas été créés, des individus fichés « S » qui ne sont pas suffisamment privés de leur liberté d'aller et venir, des étrangers qui représentent une menace et qui ne sont toujours pas expulsés ?

Comment l'expliquez-vous ?

La violence et la barbarie ont sidéré une partie de la gauche française en janvier 2015. Tous ses repères se sont évanouis et elle s'est accrochée à un discours qui ne correspond plus à la réalité. Elle a continué à appliquer le désarmement pénal mis en place par [l'ancienne ministre de la justice] Christiane Taubira, alors même que nous avions besoin de plus de sévérité dans l'application des peines. Tous ces principes se retrouvent balayés par la réalité et la gauche est tétanisée. Et, aujourd'hui, elle se refuse à vraiment faire bouger les lignes de droit pour l'adapter à l'ampleur de la menace.

Dans votre camp, plusieurs élus évoquent une remise en cause de l'Etat de droit pour lutter contre le terrorisme. Etes-vous d'accord ?

Adapter l'Etat de droit ne veut pas dire le remettre en cause. Nous ne pouvons rester dans le cadre actuel face à une situation exceptionnelle qui a vocation à durer. On constate aujourd'hui qu'il y a un lien incontestable entre la délinquance de droit commun et le terrorisme. La plupart des terroristes avaient un passé de délinquant. Et la fourniture d'armes et le soutien logistique se nourrissent de la délinquance de droit commun.

Il est donc indispensable d'expulser immédiatement tout étranger condamné pour terrorisme, ce que la réforme de la double peine en 2003 n'a jamais empêché.

Mais il faut aller plus loin. On voit bien que la situation sécuritaire n'a plus rien à voir. En 2003, les conditions d'application de la double peine avaient été modifiées pour tenir compte des obligations européennes sur la vie familiale. Aujourd'hui, ce sont ces dispositions européennes qui doivent être adaptées car il est indispensable que tout étranger condamné pour un crime ou un délit à une peine de plus de cinq ans d'emprisonnement soit expulsé systématiquement.

Le député du Rhône Georges Fenech, qui appartient à votre parti propose la création d'un « Guantanamo » à la française. Adhérez-vous à cette idée ?

On ne peut pas se contenter d'avoir des individus fichés. Il faut, une fois qu'ils sont fichés, les empêcher de nuire. Sur la base de l'analyse des services de renseignement, je demande l'assignation à résidence avec un bracelet électronique ou, pour les plus dangereux, le placement dans un centre fermé. C'est une procédure comparable à celle qui existe pour les étrangers en situation irrégulière et en matière d'internement psychiatrique.

Il y a 70 000 placements d'office par an en matière psychiatrique, comment expliquer qu'on ne puisse pas appliquer ce dispositif de protection à quelques centaines d'individus potentiellement dangereux, alors qu'il en va de la sécurité des Français ?

Tirons immédiatement les leçons de cette stratégie. Toutes les personnes qui sont aujourd'hui sous contrôle judiciaire pour des faits de terrorisme doivent être placées en détention provisoire et non plus laissées en liberté.

C'est une remise en cause de la présomption d'innocence…

Notre système doit protéger les victimes potentielles plutôt que les auteurs probables d'un futur attentat. Il y a dans cette guerre que nous engageons, les innocents, les coupables et une zone grise, avec ceux qui ne sont pas encore passés à l'acte.

Peut-être qu'ils ne le feront pas, mais nous considérons que c'est déjà un délit d'être en contact régulier avec des milieux djihadistes. Cette évolution intellectuelle vient d'une conviction : si les démocraties ne défendent pas les citoyens, les citoyens se défieront de la démocratie.

Vos adversaires politiques vous reprochent la création, en 2008, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) – devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en 2014 –, qui a mis fin aux renseignements généraux, très ancrés localement. Le regrettez-vous ?

Je suis effaré de l'incompétence que traduisent certains des commentaires. J'ai supprimé les renseignements généraux sur la partie politique et syndicale de leur recherche. En aucun cas sur l'information générale et, bien évidemment, pas sur le volet terroriste.

J'ai bouleversé des habitudes nauséabondes qui faisaient des renseignements généraux une source de scandale permanent. C'était une police de renseignement politique et syndicale à laquelle j'ai mis un terme, et j'en suis fier.

Pour autant, il sera nécessaire de restructurer les services dans le cadre d'un grand ministère de la sécurité intérieure que j'appelle de mes vœux. Le rattachement de la pénitentiaire à ce ministère est dorénavant nécessaire. Et dans ce cadre, la création d'un service de renseignement dans les prisons s'impose.

Le premier ministre, Manuel Valls et le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, vous ont reproché d'avoir baissé les effectifs de la police et de la gendarmerie lors de votre quinquennat. Etait-ce une erreur ?

Lorsque j'ai quitté les responsabilités, tous les indicateurs de la délinquance étaient à la baisse, aujourd'hui tous sont à la hausse. Ce n'est donc pas simplement une question d'effectifs, mais d'organisation des services et de politique pénale.

Si les effectifs tels que je les ai laissés ne convenaient pas à M. Hollande, pourquoi n'a-t-il pas corrigé cela depuis quatre ans ? Au contraire, et en dépit des annonces, au mois de décembre 2015, ces effectifs avaient baissé de 868 personnes par rapport à décembre 2011, selon la Cour des comptes.

Faudra-t-il revoir les effectifs à la hausse dans le prochain quinquennat ?

Il faudra exonérer toutes les forces de sécurité – policière, militaire et judiciaire – de tout effort d'économies, augmenter les moyens de l'armée et embaucher des analystes pour le renseignement. La question est moins celle de la collecte des renseignements que de leur exploitation et de leur analyse. L'objectif est de savoir mieux utiliser la matière que nous avons. Du côté de la justice, il faudra renforcer les parquets, en particulier les auxiliaires de justice.

Nicolas Sarkozy dans LeMonde

Posté par marcdhere à 15:16 - Commentaires [3] - Permalien [#]

21 juillet 2016

Etat d'urgence: Hollande et Valls refusent les propositions des Républicains

              20 juillet   2016           

« Nous sortons de ce débat avec un sentiment d'amertume, d'indignation et de colère. »

Député-maire de Roanne, Yves Nicolin résumait le mieux le sentiment des députés Les Républicains qui ont participé, dans la nuit de mardi à mercredi, au débat et au vote sur la prorogation de l'état d'urgence.

« Au-delà de votre posture, de votre ton martial, de vos coups de sang, de votre assurance qui confine à l'arrogance, pas le début de commencement de mea culpa de votre part, de celle du président de la République ni du ministre de l'Intérieur. Pas une fois vous n'avez eu le moindre regret pour des mesures que vous n'auriez pas prises et qui auraient pu limiter, prévenir ou empêcher le drame de Nice », a lancé Yves Nicolin au chef du Gouvernement, Manuel Valls, lors de la séance de question au gouvernement ce mercredi à l'Assemblée nationale.

Et pour mieux signifier cette « amertume », cette « indignation » et cette « colère qui monte chez les Français », Yves Nicolin a dressé la liste de toutes les propositions formulées par Les Républicains dans ce débat pour « corser » l'état d'urgence et qui ont été « refusées » par le pouvoir socialiste.

Du contrôle d'identité par les policiers municipaux à l'interdiction du financement des lieux de culte par des puissances étrangères en passant par la possibilité pour les polices municipales de disposer des mêmes armes que la police nationale, la mise en place de centres de rétention pour les fichés S, l'expulsion du territoire national pour les étrangers condamnés, la suppression des prestations sociales à un terroriste et à sa famille, la possibilité de fouiller des véhicules sans réquisition préalable, la révision de la loi pour la légitime défense des policiers, la fermeture des mosquées salafistes prêchant la haine, l'allongement de la durée à résidence, l'interdiction du retour en France pour des djihadistes binationaux partis à l'étranger semer la mort , la suppression de l'automacité de peine pour les personnes condamnées pour terrorisme, jusqu'à la réorientation de la politique avec la Russie pour lutter contre l'état islamique, Yves Nicolin a fustigé l'attitude du Gouvernement socialiste qui a rejeté les propositions de notre famille politique.

« Hors la prolongation de l'état d'urgence, vous ne proposez rien pour protéger les Français. A situation exceptionnelle nous, Les Républicains, proposions des mesures exceptionnelles prises par des autres pays qui sont tout autant que nous des pays de droit », déplore Yves Nicolin.

Un peu plus tôt, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, qui a vécu le drame de Nice la nuit du 14 juillet, estime que cet attentat ne doit pas rester sans réponse. « Oui, la France est en état de guerre mais vous n'apportez pas une réponse claire, précise, efficace à l'angoisse des Français et à la montée du terrorisme », reproche le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes à Manuel Valls. « Il faut changer de stratégie. Puisque nous sommes en guerre, utilisons les armes de la guerre parce qui si nous ne combattons pas avec ces armes de la guerre, alors ces terroristes abattront notre démocratie. »

Député du Rhône, Georges Fenech a fait un lien entre l'attentat de Nice qui n'est pas sans rappeler la tuerie du Bataclan qui a provoqué la mort de 140 personnes et blessée plus de 400 autres. Deux drames qui ont frappé notre République au nom de l'islam radical. Président de l'enquête parlementaire relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015, Georges Fenech rappelle toutes les failles et les dysfonctionnements, notamment des renseignements français et européens.

« A Nice, c'est la question des failles dans la sécurité mise en place pour cet évènement à laquelle il vous incombe de répondre. Mais, de grâce, n'invoquez plus l'union sacrée et je ne sais quel esprit polémique pour échapper aux questions relevant de vos responsabilités ministérielles », a-t-il lancé au Premier ministre tout en rappelant que c'était « l'honneur de notre démocratie et le rôle et le devoir de l'opposition », de poser ces questions.

Une Interrogation d'autant plus légitime à ces yeux que « cet attentat revendiqué par Daech s'est produit alors que nous étions sous le régime de l'état d'urgence censé nous protéger. »

Si comme la majorité des députés Les Républicains elle a voté la prorogation de l'état d'urgence, la députée de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet estime cependant, comme tous ses collègues, ce texte « insuffisant. »

Salafisme, salles de prières secrètes, mosquées prises en main par des individus qui prêchent la haine, supériorité de la loi religieuse sur les lois de la République, soumission des femmes... Nathalie Kosciusko-Morizet estime que « le terrorisme prospère sur un terreau fertile. »

« Est-ce une opinion, est-ce une religion ou n'est-ce pas plutôt une dérive sectaire de l'islam responsable de la radicalisation parfois jusqu'au terrorisme et au meurtre ? », interroge-t-elle estimant qu' « il est temps de déclarer le salafisme hors la loi, comme dérive sectaire ou comme atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. »

Pour elle, « la voie la plus sûre » est de « déclarer le salafisme hors la loi. Et déclarer le salafisme hors la loi c'est donner une base solide à la fermeture des mosquées qui prêchent la haine. »

Une mesure qui « doit s'inscrire dans le cadre d'une politique globale pour l'émergence d'un islam de France, respectueux des lois de la République. Un islam enfin débarrassé des influences étrangères et donc des financements, notamment du Qatar et de l'Arabie Saoudite. »

Nathalie Kosciusko-Morizet demande à notre société de « sortir de l'hypocrisie actuelle qui laisse prospérer dans nos cités une idéologie que nous dénonçons par ailleurs et qui sert de terreau au terrorisme. » Et demande au gouvernement socialiste s'il est prêt à soutenir une proposition de loi « visant à mettre enfin le salafisme hors la loi. »

Les Républicains

Posté par marcdhere à 23:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 juillet 2016

Sarkozy: l'état d'urgence doit réellement protéger les Français

              19 juillet   2016           

Cinq jours après le terrible attentat de Nice, Nicolas Sarkozy avait souhaité avec Gérard Larcher, président du Sénat, Christian Jacob et Bruno Retailleau, respectivement président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale et au Sénat, réunir l'ensemble des parlementaires de notre famille politique alors que s'ouvre un nouveau débat parlementaire sur le prolongement de l'état d'urgence.

L'occasion pour le président des Républicains et nos parlementaires d'entourer les élus de Nice et des Alpes-Maritimes qui ont été confrontés à cet évènement dramatique.

Benjamine de l'Assemble nationale, députée et adjointe-au-maire de Nice, Marine Brenier a témoigné de l' « incompréhension », de la « tristesse » des Niçois. Mais également de leur « colère » à l'encontre notamment de François Hollande. « Quand il est venu le 15 juillet, on pensait qu'il allait enfin se passer quelque chose. Finalement il n'a annoncé que le prolongement de l'état d'urgence. Cela n'a pas eu d'écho », relève Marine Brenier évoquant des Niçois « particulièrement déçus » et se demandant pourquoi l'auteur de l'attentat, « un Tunisien connu pour des faits de violence, après avoir été condamné pénalement, ait encore le droit d'être sur le territoire national ».

Une question qui trouve une réponse dans l'une des dix propositions adoptées à l'unanimité moins une abstention lundi soir par un bureau politique extraordinaire : « tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue. »

« J'espère que le gouvernement va entendre nos propositions », escompte Gérard Larcher pour qui « la compassion et l'état d'urgence ne suffiront pas pour apporter les réponses qu'attendent nos compatriotes ».

Et les réponses ce sont toutes les propositions que notre famille politique formule depuis 18 mois et qui consistent à « un réarmement politique, juridique et moral », résume le président du Sénat.

« Notre position est construite depuis des mois. Elle n'est pas une position de réaction ou d'opportunisme », poursuit Christian Jacob. « Nous avions déjà décliné un certain nombre d'entre elles après les attentats à Charlie Hebdo et à l'Hyper Casher. Nous les avons rappelées en novembre après les attentats au Bataclan et sur les terrasses parisiennes et plus récemment à Magnanville après l'assassinat de deux policiers. Cela fait donc 18 mois que nous réclamons la mise en place de nos mesures qui sont fermes et dignes », souligne Christian Jacob se félicitant de la mobilisation et de l'union des parlementaires de notre famille politique qui étaient un peu plus de 200 à cette réunion extraordinaire.

Parmi eux, l'ancien Premier ministre, François Fillon, appréciant l'initiative du président des Républicains, Nicolas Sarkozy, et « la démonstration de l'unité de notre famille. »

L'occasion également de dénoncer l' « inconséquence » et l' « irresponsabilité » de François Hollande dans la lutte contre le terrorisme tant sur le plan extérieur qu'intérieur. Invitant notre famille politique à faire siennes les propositions conclusives de la commission d'enquête parlementaire relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 et présidée par le député Les Républicains Georges Fenech (Rhône), François Fillon a demandé à ce que les étrangers coupables de délinquance soient expulsés de notre pays. Mais également à ce que toutes les structures et associations se réclamant du salafisme ou des Frères musulmans soient interdites. « Nous l'avons fait pour des groupuscules d'extrême gauche qui ne partageaient pas les valeurs de notre République, pourquoi ne le ferait-on pas pour eux », interroge l'ancien Premier ministre.

« Faire des propositions, c'est faire vivre la démocratie », appuie Bruno Retailleau qui reproche au gouvernement socialiste « de dire et répéter que nous sommes en guerre sans en assumer la conséquence. Il faut répondre à cette guerre en agissant sur le front extérieur et sur le front intérieur », affirme le président de la région Pays de la Loire qui votera la prolongation de l'état d'urgence. « Mais ce n'est pas un blanc-seing », insiste le sénateur de la Vendée qui appelle, tout comme Gérard Larcher, à un « réarmement moral, pénal, juridique de notre pays. Il faudra se réarmer pénalement et sortir notre pays des années de laxisme de Christian Taubira », estime Bruno Retailleau se demandant également si « l'école de Najat Vallaud-Belkacem est le creuset de la République de demain ? ». Mais aussi « si le multiculturalisme et le communautarisme prônés par le pouvoir socialiste n'est pas, pour demain, une bombe ? »

Emu, Eric Ciotti est revenu sur « la tragédie, l'épouvante » de la soirée du 14 juillet à Nice. « Ce drame est en train de bouleverser considérablement notre société », estime le député des Alpes-Maritimes évoquant la « colère » de ses concitoyens « envers une forme d'inaction. « Ils en ont marre des minutes de silence et réclament l'action », relaye Eric Ciotti pour qui « le pouvoir PS est complètement discrédité pour répondre au défi terroriste. Nous, Les Républicains, avons les bonnes réponses qui doivent se détacher du politiquement correct. Les Français attendent un cap, une direction et parce que nous sommes en guerre, un chef. C'est la responsabilité que porte unitairement notre famille », souligne le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Un avis partagé par Pierre Lequiller, député des Yvelines selon qui « notre pays a besoin d'une stratégie claire, d'un changement de braquet. Nous, Les Républicains, avons les réponses. »

« Nous avons une vision globale », ajoute Eric Woerth, secrétaire général déplorant que le gouvernement socialiste n'a pas « suffisamment fait » pour lutter contre le terrorisme en France. « On ne peut pas accepter la volonté anesthésique du gouvernement », ajoute le député-maire de Chantilly (Oise) estimant que la manière de critiquer des Républicains, qui s'appuient sur des revendications formulées, répétées mains non retenues par le pouvoir socialiste, est « digne. »

« Le pays doit être repris en main par un commandement assuré », reprend Jean-François Copé, député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) qui souhaite que l'on passe de l'actuelle démocratie de François Hollande, « une démocratie faible, hésitante, tâtonnante » à une « démocratie forte et assumée ».

Le réarmement moral, juridique, Laurent Wauquiez, vice-président délégué, y souscrit également critiquant l'œuvre de la gauche, celle d'une République « où le droit à la différence est plus important que la loi commune. » Heureux et fier de l'image d'unité de notre famille « qui contraste avec une gauche fracturée de toutes parts », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes apprécie la « clarté » de notre ligne politique dans la lutte contre le terrorisme et dont le but est de faire baisser le niveau de la menace. Laurent Wauquiez revendique également le droit au débat par l'opposition « alors que tout le travail du gouvernement est de faire taire. »

Dans cette lutte contre le terrorisme, Hervé Mariton tourne son regard vers l'Union européenne et se dit convaincu que d'autres formations politiques de droite et du centre « seraient prêtes à engager un travail de réforme sur la convention des droits de l'homme. »

Estimant qu'il faut « frapper très fort le noyau dur de l'islam radical », Jean Léonetti juge qu'un débat nécessaire doit s'ouvrir sur « qu'est-ce qu'être musulman en France « mais aussi sur « ce qu'est être Français. »

« Les Français comprennent qu'ils peuvent s'appuyer sur une opposition digne et responsable », apprécie Nicolas Sarkozy précisant que notre famille politique votera le prolongement de l'état d'urgence « dans la mesure où il protège réellement les Français. »

Revenant sur les dix propositions adoptées la veille au bureau politique, le président des Républicains estime qu' « on ne peut pas laisser, parce que l'on est la France, notre pays à sept reprises depuis 18 mois être victime des attaques de ces lâches. On ne peut pas laisser les Français se faire assassiner et nous, nous contenter de minutes de silence, de commémorations, de défilés et de solidarité. C'est plus facile, je le reconnais bien volontiers, d'expliquer le contexte que de trouver la bonne voie », lâche-t-il à l'adresse de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls.

Les Républicains

 

Posté par marcdhere à 17:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juillet 2016

Hollande touche le fond

 

 

Le socialiste Hollande refuse d'admettre sa responsabilité dans le nouvel et terrible attentat qui vient d'atteindre notre pays. Alors qu'il se vantait sans pudeur des zéro morts de l'Euro, il ne s'estime en rien responsable des 84 de Nice.

Il  veut interdire tout débat  et assimile  les questions ou les critiques à des polémiques.   Aidé de Valls et Cazeneuve, il lance des attaques indignes et mensongères contre l'opposition et particulièrement contre le président des Républicains Nicolas Sarkozy.

Il touche le fond et laissera dans l'histoire la trace d'un président de la République, indécis, laxiste, mou, souvent proche du ridicule,  qui a gouverné par le mensonge et s'est, fort justement,  attiré le mépris de son peuple!

Dans tous les domaines, qu'il s'agisse de croissance, d'emploi, de sécurité, de lutte contre le terrorisme, de la place de la France en Europe,  il n'a connu que des échecs, tout en refusant de les reconnaître, et laissera à son successeur un pays affaibli, déchiré et dans un état lamentable.

Un pays qui  sera devenu, sous son triste quinquenat,  l'homme malade de l'Europe

Seul  point positif de son mandat: il laisse un parti socialiste en miettes, vidé de ses militants et qui aura perdu pour longtemps son pouvoir de nuisance!

 

Marc d'Héré 

 

Posté par marcdhere à 18:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juillet 2016

Déclaration du Bureau Politique des Républicains, présidé par Nicolas Sarkozy

Suite aux récents événements qui ont endeuillé la ville de Nice, notre Président, Nicolas Sarkozy, a réuni un Bureau Politique extraordinaire ce jour.


Voici la déclaration que le Bureau Politique a adopté à l'unanimité moins une abstention :

La France a été frappée, à Nice, pour la septième fois depuis janvier 2015, par le terrorisme islamiste. Jamais depuis cinq décennies, notre pays n'a connu des attentats de cette ampleur.

Avec son cortège d’atrocités et de familles brisées, nous sommes dans une guerre totale qui va durer avec une menace qui se renforce sans cesse. Toutes les conséquences des précédents attentats n'ont pas été tirées. C'est un changement profond de politique que les Républicains appellent de leurs vœux.

Dans ce contexte, les Républicains n’accepteront de voter la reconduction de l’état d’urgence qu’à la condition qu’il protège efficacement nos concitoyens. Dans cet esprit, ils formulent dix propositions :

1.      Les perquisitions administratives doivent à nouveau être autorisées avec la possibilité de saisie des dispositifs informatiques. La rétention des personnes concernées doit être imposée jusqu’à la fin de la procédure ;

2.      Les préfets doivent pouvoir interdire toute manifestation publique dont ils considèreraient ne pas disposer des moyens nécessaires afin d’en assurer la sécurité ;

3.      Les préfets doivent pouvoir autoriser des contrôles d’identité, les visites de véhicules et les fouilles des bagages. Ces opérations doivent pouvoir être réalisées par les douaniers, les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux sur leur territoire de compétence ;

4.      Les préfets, dans le cadre élargi du décret-loi de 1938, doivent pouvoir fermer tout lieu de culte radicalisé, en urgence absolue ;

5.      Les Républicains renouvellent leur demande de la création d’un délit de séjour pour toute personne se trouvant sur un théâtre d’opérations terroristes extérieures ;

6.      Tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue.

7.      Tout ressortissant français dans la même situation doit être placé dans un centre fermé ou assigné à résidence avec un bracelet électronique pour une durée qui devra être portée à trois mois. Cette disposition fera l’objet d’un contrôle juridictionnel a posteriori ;

8.      Les Républicains demandent l’engagement du Gouvernement pour la création d’un nombre de centres de déradicalisation à la hauteur des besoins ;

9.        Les détenus condamnés pour actes de terrorisme ne doivent pas pouvoir bénéficier d’aménagements ou de réductions de peines automatiques ;

10.    L’état d’urgence doit être prolongé au minimum de six mois, voire au-delà pour prendre en compte les échéances de l’année 2017.

La coordination des services de renseignements doit être renforcée par la création d’une base de données unique, comme le propose le rapport de la commission d’enquête présidée par Georges Fenech.

Enfin, nous attendons du gouvernement qu’il dise toute la vérité sur l’enchaînement des évènements qui ont conduit au drame de Nice. Les victimes et leurs proches l’exigent. Tous les Français ont le droit de savoir. Nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Rien ne doit rester dans l’ombre.

Nous refusons la fatalité. Cette guerre, la France peut et doit la gagner.


les Républicains

Posté par marcdhere à 20:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Nicolas Sarkozy sur TF1

17 juillet   2016

  

« Sept attentats depuis ceux de Charlie et de l’Hyper Cacher. Tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois ne l’a pas été. »

Trois jours après l’attentat terroriste prémédité et perpétré à Nice par Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui a provoqué la mort de 84 personnes et blessé 104 autres, Nicolas Sarkozy, président des Républicains, était l’invité ce dimanche soir du journal de 20 heures de TF1.

 L’occasion pour le président des Républicains de déplorer combien les propositions de l’opposition ne sont pas entendues par le gouvernement socialiste. « Depuis 18 mois nous demandons à ce que les consultations des sites djihadistes soient considérées comme un délit. Cela n’a été voté qu’en juin dernier et rentrera, peut-être, en vigueur en octobre », déplore Nicolas Sarkozy qui rappelle les autres demandes des Républicains : la création de centres de déradicalisation et de centres de rétention, la fermeture des lieux de culte musulman à orientation salafiste, l’expulsion « immédiate » des imams qui prêchent en ces lieux, la création de centres de renseignements dans les prisons, la mise à l’isolement de tout détenu condamné pour terrorisme islamique.

 « Des milliers de jeunes Français sont radicalisés ou sont en voie de radicalisation. Il faut les mettre dans ces centres de déradicalisation », juge Nicolas Sarkozy soulignant qu’aucun centre de déradicalisation n’a été ouvert malgré la multitude des attentats sur notre territoire.

Le président des Républicains réclame également des mesures particulières pour l’ensemble des 11 400 personnes fichées « S ».

« Pour toutes les personnes étrangères suspectées de liens directs ou indirects avec le terrorisme », Nicolas Sarkozy demande leur expulsion.

« Pourquoi tout cela n’a-t-il pas été fait », interroge encore Nicolas Sarkozy trouvant « effarant » que François Hollande puisse annoncer le 14 juillet à 13 heures, « parce que tout allait bien, la suppression de l’état d’urgence pour le rétablir à minuit. Il y a de quoi être inquiet », note-t-il.

 « L’état d’urgence cela ne veut rien dire si on n’y met pas des choses précises », estime Nicolas Sarkozy demandant pour quelle raison les perquisitions administratives de nuit sont suspendues depuis la fin du mois d’avril dernier.

 S’adressant aux Français, Nicolas Sarkozy a évoqué le terrorisme islamique auquel notre pays est confronté. « Il faut nommer l’ennemi et être déterminé à le combattre. On est en guerre totale. Nos ennemis n’ont pas de tabou, pas de frontières, pas de principes. Ce sera eux ou nous. C’est une question de détermination pendant plusieurs années», souligne Nicolas Sarkozy  pour qui, « si le risque zéro n’existe pas, nous avons une obligation de moyens pour assurer la sécurité des Français. »

 « Mon devoir de responsable politique est de dire qu’il y a une autre politique possible, qu’il y a des choses qui auraient du être faites et qui ne l’ont pas été, qu’il y a des décisions à prendre et une détermination à mener. Je ne considère pas, ajoute-t-il, que l’on doive subir ces évènements. Nous sommes la France et la France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner comme cela. Nous sommes une grande démocratie et une grande démocratie cela ne doit pas être faible. »

Nicolas Sarkozy estime également que « la force d’une démocratie ce n’est pas la commémoration, ce n’est pas l’émotion, les pleurs –légitimes- des familles sur les corps des victimes mais d’expliquer aux Français que l’on va se lancer dans un combat avec une détermination totale, sans que la main ne tremble. Et on va le gagner. »

Les Républicains

 

Posté par marcdhere à 19:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Terrorisme Islamique. Sarkozy: une autre politique est possible

Dans Le JDD

L'ancien chef de l'Etat s'est opposé frontalement à son rival François Hollande, dont il a critiqué la gestion de l'attentat de Nice.                         

Nicolas Sarkozy au JT de TF1 dimanche 17 juillet.        

Nicolas Sarkozy au JT de TF1 dimanche 17 juillet. (Capture d'écran TF1)

Décidément, pas d'unité nationale. Il était l'un des seuls à droite à ne pas avoir encore pris la parole au sujet de l'attentat de Nice : Nicolas Sarkozy s'est offert le JT de 20 heures de TF1 pour réagir trois jours après les événements du 14-Juillet, face à un François Hollande déjà torpillé par la droite.

"Tout ce qui aurait dû être fait ne l'a pas été"

L'ancien président Nicolas Sarkozy s'est montré très critique de l'action du gouvernement. "Tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois n'a pas été fait", a-t-il jugé comme Alain Juppé auparavant. 

Se positionnant frontalement face au chef de l'Etat, il a déclaré que même s'il savait parfaitement"que le risque zéro n'existe pas, (...) nous sommes en guerre, une guerre totale. Nos ennemis n'ont pas de tabous, pas de frontières, pas de principes. Donc, je vais employer des mots forts: ça sera eux ou nous", a-t-il lancé, ajoutant qu'une "autre politique est possible".

"On ne résoudra pas le terrorisme avec la réserve opérationnelle"

L'ancien chef de l'Etat a également estimé que l'appel du gouvernement à rejoindre la réserve opérationnelle civile après l'attentat de Nice n'était pas de nature à "résoudre le problème du terrorisme". "Personne ne pense que faire appel à la bonne volonté des citoyens pour les sortir de leur retraite et pour venir participer une opération de sécurité ne soit pas bien. Mais il n'y a personne qui pense qu'on va résoudre le problème du terrorisme avec ça", a déclaré le président du parti Les Républicains.

 

Celui qui s'est présenté comme "le chef de l'opposition" a également estimé qu'il fallait "prendre contact de toute urgence avec la Russie, avec M. Poutine, pour qu'il n'y ait qu'une coalition" sur le terrain contre l'Etat islamique. "Nous avons une guerre extérieure et nous avons une guerre intérieure", a-t-il avancé, martial. 

"Expulser les fichés S liés au terrorisme"

Martelant "qu'il y a des choses qu'on aurait dû faire", M. Sarkozy a souligné que son camp demandait par exemple "depuis 18 mois que la consultation de sites djihadistes soit considérée comme un délit", ce qui, a-t-il souligné, n'a été "voté qu'en juin et ne rentrera en vigueur peut-être qu'en octobre".

Il a aussi plaidé pour la création de centres de déradicalisation et réclamé à nouveau que "l'ensemble des personnes sur les fichiers S - 11.400 -, fassent l'objet d'une analyse précise". Selon lui, les fichés S étrangers soupçonnés de liens avec le terrorisme devraient être "mis dehors en urgence absolue" et ceux qui présentent des risques de radicalisation devraient porter un bracelet électronique, être assignés à résidence ou mis en centre de rétention.

"Fermer des mosquées"

L'ancien chef de l'État a également plaidé pour une "fermeture des lieux de culte dont nous ne voulons pas sur notre territoire" et la création d'un centre de renseignement dans les prisons, ou encore "la mise à l'isolement de tous les détenus condamnés pour terrorisme islamique".

Il a par ailleurs dit douter de la "radicalisation rapide" de l'auteur de l'attentat de Nice. "Il m'étonnerait beaucoup qu'un individu totalement isolé puisse louer un véhicule de dix-neuf tonnes, on a vu que c'était très préparé, l'enquête le dira", a-t-il noté, en soulignant que le terroriste avait agi "selon un mode opératoire qui a été très précisément recommandé par Daech".

Tant pis pour l'union nationale

Interrogé sur l'absence d'union nationale, M. Sarkozy a aussi répliqué: "Est-ce que vous croyez vraiment que le souci des Français est de savoir si on va se faire des risettes, des sourires, se tendre la main?", soulignant que les Français veulent de la sécurité, après "sept attentats depuis Charlie et l'Hyper Cacher" en janvier 2015.

Tout en affirmant refuser de "polémiquer" avec l'exécutif, il a trouvé "un peu effrayant" que le président François Hollande "annonce aux Français" dans son allocution du 14 juillet, à la mi-journée "que les choses vont tellement bien que l'état d'urgence est supprimé, pour rétablir l'état d'urgence à minuit".

Dans son camp, on a relevé la posture autoritaire qu'il avait adoptée sur le plateau. "L'autorité d'un vrai chef qui fait tant défaut à la France", a souligné le député et président des Alpes-Maritimes Eric Ciotti. 

                           

Alix Hardy (avec AFP) - leJDD.fr

           

Posté par marcdhere à 07:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juillet 2016

Fenech: sous pretexte d'unité nationale on esquive les vrais questions

 

Le député  Georges Fenech (LR) qui a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les attentats juge sévèrement le gouvernement, incapable de réformer les services.
Propos recueillis par
Publié le 17/07/2016 | Le Point.fr
Le rapport de Georges Fenech préconise une complète réorganisation des services de renseignements sous une tutelle unique. Une vaste réforme écartée par Bernard Cazeneuve.
Le rapport de Georges Fenech préconise une complète réorganisation des services de renseignements sous une tutelle unique. Une vaste réforme écartée par Bernard Cazeneuve.
Envoyer l'article à un ami
Fenech : "Sous prétexte d'unité nationale, on esquive les vraies questions"

Merci de compléter ce formulaire

Message en cas d'erreur au focus sur le champ
Ajouter aux favoris

Cet article a été ajouté dans vos favoris.

Posté par marcdhere à 14:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juillet 2016

Eric Ciotti: le gouvernement a péché par naïveté

Dans le Figaro du 16 juillet

Député Les Républicains des Alpes Maritimes, Eric Ciotti appelle à un sursaut de l'Etat.

LE FIGARO: Les attaques se suivent. L'Etat est-il impuissant

ERIC CIOTTI: La France est en guerre mais nous n'utilisons pas les armes de la guerre. Nous devons changer de cadre, de philosophie, de politique, de dimension dans le combat contre le terrorisme. La menace sera durable. La France est désormais l'une des cibles les plus exposées au monde. Or, nous consacrons pour les missions réunies de défense nationale, de justice, et de sécurité seulement autour de 3% de nos dépenses publiques. Ce n'est pas à la hauteurdes enjeux. Il faut dégager plus de moyens. Je le réclamais dans ma Commission d'enquête sur les djihadistes l'an dernier. Mais le gouvernement a tellement tardé à s'emparer de ses travaux!

Que nous manque-t-il?

Il faut s'armer différemment, en nous inspirant de certains pays qui vivent avec le terrorisme, en particulier Israël. J'ai formulé des propositions avec mon collègue Guillaume Larrivé notamment pour instaurer, par exemple, une rétention administrative dans des centres fermés pour les individus qui présentent une menace ou un dispositif de rétention de sureté pour ceux qui sortent de prison mais dont on connaît malgré tout la dangerosité.

Mais le gouvernement n'en fait rien...

Le gouvernement a toujours réagi à contretemps, quand l'évènement s'est produit. Il communique intensément, dans le contexte émotionnel, mais après, il annonce des mesures qui finissent systématiquement dans la banalisation.

C'est à dire?

L'état d'urgence a été dégradé. Sur la fin, il n'y avait quasiment plus d'assignation à résidence, les perquisitions administratives étaient supprimées, lorsque l'on a prolongé pour la troisième fois l'état d'urgence, et il n'y avait plus d'interdiction de manifester.

Est-ce une forme de renoncement?

Le gouvernement a péché par naïveté, en tous cas. Certains n'ont pas compris l'ampleur des problèmes et la gravité du phénomène.

Et ces moyens juridiques nouveaux que vous réclamez?

Ils passent par une réforme de la Constitution pour créer ces rétentions administratives, pour faire en sorte que nous ayons, en matière de lutte antiterroriste, un véritable principe de précaution.

D'autres axes de réformes?

Je vois déjà une action à long terme: combattre la communautarisation de notrte société et défendre avec force notre laïcité. Au-delà, il faut qu'à tous les niveaux, l'on s'attaque plus fermement à la délinquance. La réponse pénale doit tomber dès le plus petit fait. Aujourd'hui, cette chaïneest rompue et l'on voit la porosité qui existe entre ces actes terroristes et la petite et moyenne délinquance. La France doit faire de la lutte contre l'insécurité et le terrorisme une priorité nationale, ce qui n'est pas le cas actuellement malgré les discours.

François Hollande annonce la prorogation de l'état d'urgence. Mais c'est sous l'état d'urgence que le drame de Nice s'est produit.

L'état d'urgence mis en place est une hypocrisie. Il y a eu, je le répète, beaucoup de communication et peu d'action. Je réclame donc un état d'urgence véritable et permanent, qui sera levé le jour où la menace aura disparu. Arrêtons d'enquiller les mesurettes sans stratégie durable! Et restaurons un vrai contrôle aux frontières! Quand on songe que 1,8 millions de migrants sont entrés en Europe sans relevé d'empreinte et parfois même sans révéler leurs identités.

Propos d'Eric Ciotti, relevés par Jean-Marc Leclerc, Le Figaro

  

 

 

 

 

Posté par marcdhere à 22:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 juillet 2016

Réveillons-nous...juste avant d'être morts

 

Par Francine Girond

RÉVEILLONS-NOUS !... JUSTE AVANT D'ÊTRE MORTS
 
  Les grands discours bienveillants qui se terminent par «Le terrorisme ne l'emportera pas !» commencent à devenir insupportables. Car le terrorisme islamiste l'a déjà emporté ! Il a bel et bien emporté trop de vies : pas seulement à Bruxelles ni à Paris, mais sur tous les continents, dans tous les types de régimes politiques, dans les démocraties et même dans les théocraties wahabites.
Trop de jeunesse, trop d'amour, trop d'innocence. Trop d'intelligence, trop de culture, trop de liberté.
Réveillons-nous au lieu de nous employer à agir « comme si de rien n'était », comme si s'installer à une terrasse suffisait à devenir une ombre de la Résistance. Comme si égrener les dates des 11/09, 13/11, 23/03 pouvait exorciser un destin inéluctable.
Comme si les bougies, les drapeaux et les rassemblements avaient la moindre chance d'une remise en question freudienne et humaniste d'un type drogué aux prêches, réduit à l'animalité et bardé d'une ceinture qui le fera, lui aussi, exploser avec les enfants qui auront le malheur, ce jour-là, de le croiser.  
Si les rites et les commémoration ont leur importance - d'abord pour les victimes, puis pour la Nation - il n'est pas fantaisiste d'imaginer qu'une inversion de calendrier serait plus efficace. Les parents comme les proches de ceux qui ont été massacrés ont besoin de gestes symboliques de solidarité ; mais bien souvent, ils souhaitent avant tout que l'on évite à d'autres les mêmes déchirements.
De même, ne culpabilisons pas si nous avons peur ! La peur n'est pas la panique : le courage, c'est prendre conscience de sa peur et l'affronter.   Sinon, ce serait de l'inconscience...
N'y avait-il pas de quoi ressentir de la crainte envers un nazi, capable de séparer un nourrisson de sa mère, de pratiquer des expériences sur son petit corps avant d'envoyer les deux dans un four ?
N'est-il pas raisonnable d'avoir peur de milliers de barbares qui décapitent, torturent, mutilent ? Seulement,  il faudra réellement l'affronter...   Nous n'avons pas besoin que l'on nous dicte ce « même pas peur », qui déréalise l'horreur passée, actuelle, et surtout à venir.
Et nous avons aussi le droit d'être en colère, très en colère, parce que les conditions qui ont permis ces massacres ne datent pas d'hier. Peut-être  que la révolution iranienne de 1979 a commencé à faire passer en Europe pour ordinaires les premiers signes de l'idéologie islamiste, en particulier à l'égard des femmes. Nos société ont été les témoins complaisants et munichois des pratiques chiites ou sunites, de l'empoisonnement progressif à Al queda, Aqmi, Daesh...  
Le processus était enclenché. Un boulevard était tracé pour les Talibans, pour le 11 septembre, pour les attentats en Afrique, en Asie, à Londres, à Madrid, à Jérusalem, à Toulouse, à Paris, à Bruxelles...
Réveillons-nous avant demain. Le cauchemar n'est pas terminé ! Dépassons les clivages politiques et efforçons-nous de ne pas nous enliser dans la poisseuse bien-pensance : hélas, il y a effectivement des « Molenbeeck » en France, nombreux, structurés, à l'affût. Au lieu de s'empailler sur la déchéance de la nationalité – qui existe déjà – le Parlement doit redonner vie à la France.
L'état d'urgence permet peut-être encore d'utiliser exceptionnellement des forces armées, comme l'ont naguère demandé des responsables de gauche et de droite. Les complicités passives deviennent de la collaboration : que l'on achète la « paix sociale », que l'on flatte un électorat, que l'on se pose en victime stigmatisée comme une réplique sismique.
N'acceptons plus les récupérations politiques, pour nous imposer un monde qui n'existe pas ou pour nous détourner des priorités. Ecoutons les professionnels des forces de l'ordre, les magistrats courageux et les élus de terrain qui brisent les omertas : la France ne doit pas fermer ses frontières mais poser des limites.
Nous sommes le pays des jupes légères et du baiser de Doisneau.
Francine Girond

Posté par marcdhere à 13:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]