27 octobre   2016           

« François Mitterrand, je l'ai combattu. Et nous l'avons combattu. Pour ses idées. Mais il a été un président de la République française. Il incarnait la fonction. François Hollande, lui, nous fait honte à tous, à nos institutions, à notre pays. Il est l'incarnation d'un socialisme mou qui aboutit au déclassement de notre pays et de la fonction de président de la République ».

Le soir même de la célébration du centième anniversaire de la naissance de François Mitterrand qui s'est transformée en autocélébration de l'action de François Hollande par lui-même, Gérald Darmanin, président de la fédération Les Républicains du Nord, a profité, mercredi soir, d'une réunion militante à Marcq-en-Barœul présidée par Laurent Wauquiez pour fustiger l'actuel président socialiste, « celui qui n'aura jamais réussi à enfiler le costume de président de la République ».

Comme Laurent Wauquiez, Gérald Darmanin, « un des grands talents de notre famille politique, fidèle à sa commune et à son territoire », compte les mois (7), les semaines (26) et les jours (185) avant « la délivrance du quinquennat de François Hollande ».

« Oui, François Hollande a affaissé la fonction présidentielle » appuie le président des Républicains qui voit cependant une bonne nouvelle : « chaque jour qui passe nous rapproche un peu plus de la sortie ».

Devant plus de 400 personnes réunies en la salle Paul Doumer de Marcq-en-Barœul, entouré également de Bernard Gérard, député-maire de Marcq-en-Barœul et secrétaire départemental de la fédération du Nord, du député-maire de Lambersart à « la voix importante » Marc-Philippe Daubresse, des députés « actifs et courageux » que sont Sébastien Huyghe et Vincent Ledoux, du « talentueux » Antoine Sillani, responsable départemental jeunes, Laurent Wauquiez est venu encourager les adhérents et militants Les Républicains particulièrement motivés par les prochains enjeux politiques, la Primaire mais surtout l'élection présidentielle.

Invitant les sept candidats de la Primaire à exprimer leurs idées et leurs projets plutôt que des petites phrases, le président des Républicains a rappelé qu'il n'y a pas d'ennemis dans notre famille politique. Nous sommes une seule famille politique et nous avons beaucoup plus en commun que ce qui pourrait nous opposer. Au soir du 27 novembre il nous faut un vainqueur et un rassemblement. L'objectif est de sortir François Hollande », souligne Laurent Wauquiez.

Dans ce département du Nord confronté pendant plus de 4 ans à la jungle de Calais, Laurent Wauquiez rappelle que c'est « par son laxisme que le Gouvernement socialiste a laissé se constituer cette jungle. Et c'est parce que nous, Les Républicains, au premier rang desquels Natacha Bouchart, la courageuse maire de Calais, nous nous sommes battus que la jungle a enfin été démantelée », précise Laurent Wauquiez.

Fixant son regard sur le prochain quinquennat (2017-2022), Laurent Wauquiez invite les Français à se débarrasser de l'idéologie de la déconstruction que la bien-pensance de gauche a mis en place et qui fait que « l'identité est un concept aliénant » ; que la famille, « cellule de transmission des valeurs » est attaquée ; que « les délinquants n'ont plus leur place en prison » et qu'il faut mieux verser un RSA aux jeunes plutôt que de les encourager par des bourses. « Cette idéologie de gauche renonce à toutes nos valeurs », pointe Laurent Wauquiez qui n'oublie pas une autre bataille à mener, celle contre le Front national. « Ici dans le Nord et dans l'ensemble de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a réussi à démontrer que le Front national ne défendait pas un programme de droite mais celui d'un Parti communiste renouvelé ».

« Les Français, analyse Laurent Wauquiez, n'ont jamais été aussi proches de nos idées. Plus que jamais les Français sont prêts à des grands changements. Les espoirs reposent sur nous. Mais si nous revenons, c'est pour faire le boulot en allant au bout de nos décisions, en ayant le courage de revenir sur les lois socialistes, de celles, laxistes, de Christiane Taubira, de celles sur l'immigration et du droit d'asile, en passant par l'héritage de Martine Aubry. Mais, surtout, ajoute-t-il, ce sont aux élus de décider et non aux hauts fonctionnaires. Dans la République française, les Français votent, les élus décident et les fonctionnaires exécutent », insiste Laurent Wauquiez.

Pour lui, « l'enjeu va au-delà de la Primaire de la droite et du centre. Veut-on une alternance molle ou une vraie alternance », interroge le président des Républicains qui estime que face à un « pays qui se détricote, il nous faut retrouver le bons sens, un nouveau souffle pour remettre le pays la tête à l'endroit ».

Et pour remettre le pays la tête à l'endroit, Laurent Wauquiez s'appuie sur trois valeurs de notre famille politique, trois piliers : la valorisation du travail, la relance de l'économie en faisant confiance aux entreprises et le règlement de la crise identitaire.

Dans cette terre du Nord « où l'on sait ce qu'est la valeur travail », Laurent Wauquiez plaide pour une vraie démarche sociale, celle, plutôt que l'assistanat, « aide à remettre sur le chemin du travail. On n'aide pas suffisamment ceux qui veulent s'en sortir. Il nous faut combattre les dérives et accompagner efficacement ceux qui veulent trouver du travail », insiste Laurent Wauquiez qui, en matière économique, développe la même philosophie.

« Notre pays doit soutenir ceux qui se donnent du mal, de l'ouvrier au patron ». D'où l'importance de redéfinir le principe de précaution qui, aujourd'hui, inhibe le développement économique.

Enfin sur la crise identitaire, Laurent Wauquiez annonce un long combat, celui contre le « travail rampant, insidieux de l'islam radical politique qui teste la République française, qui cherche à la faire reculer. La gauche est prête à tous les compromis, à tout abandonner. Je n'accepte pas, pour ma part, que la France change de nature. Tout le monde est le bienvenu en France. A une seule condition : respecter la France », conclut-il.

 

Les Républicains