La droite a jugé utile d’organiser une primaire, qui non seulement ne paraît pas nécessaire mais peut se révéler  même dangereuse…

Celle organisée à  gauche avait conduit à choisir dans les deux cas le plus mauvais candidat : en 2007 Ségolène Royal contre Fabius et DSK, qui étaient d’un autre niveau ! Et en 2011 François Hollande, au lieu de Martine Aubry ou même Montebourg, qui lui étaient bien supérieurs car dotés d’une vraie vision, moins tortueux,  et  dotés d’un caractère plus fort qui les aurait amené à décider, ce que Hollande n’a jamais su faire.

Ce même danger existe pour cette primaire, avec un danger supplémentaire : que soit désigné le 24 novembre 2016 un candidat, très minoritaire au sein du parti ultra dominant, Les Républicains. Les militants des Républicains voudront-ils dans ce cas faire une campagne active pour soutenir ce candidat dont ils ne voulaient pas.

Pire encore, un homme politique  de valeur, qui a refusé la primaire (Henri Guaino par exemple) ne se sentira pas engagé par son résultat et pourrait décider de se présenter. Les Républicains pourraient alors faire en majorité campagne pour ce candidat plus conforme à leurs souhaits avec les conséquences que cela pourrait avoir si celui désigné par la primaire se maintenait !

Au contraire de ce que l’on voulait obtenir, à savoir un seul candidat de droite et du centre on risquerait d’avoir un candidat de droite (Henri Guaino) soutenu par les militants et un candidat en réalité désigné par le centre (Alain Juppé …par exemple) sans troupes…

...Et Hollande, dont personne ne veut pourrait être élu contre Marine Le Pen et se retrouver à faire un deuxième mandat!

Marc d'Héré