"Les Français conscients de l’immense enjeu de cette élection pour leur avenir se sont largement mobilisés. Cette forte mobilisation ainsi que le score historique du Front National nous interpellent sur la nécessité pour les Français d’avoir un cap clair pour affronter les défis de la crise que nous traversons.

Pour nous, Radicaux, aujourd’hui tout l’enjeu est de répondre aux attentes des Français : l’indispensable accompagnement des plus fragiles par la préservation de notre modèle social tout en maitrisant nos comptes publics.

Alors que la non maîtrise des comptes publics, clairement inscrite dans le programme de François Hollande, nous amènera inévitablement à l’austérité sociale, le choix doit être clair dans 15 jours : nous soutenons la France forte, portée par Nicolas Sarkozy, qui doit plus que jamais prendre en compte les enjeux sociaux et humains.

Nous en appelons à une France qui sache allier fraternité, solidarité et relance économique. Plus que jamais, nous en appelons à une France forte et juste."

Jean-Louis Borloo

Arthuis, aussi,  soutient Sarkozy.

Le président de l'Alliance Centriste Jean Arthuis, soutien de François Bayrou à la présidentielle, a annoncé mardi qu'il voterait Nicolas Sarkozy au second tour et appelé les centristes à se rassembler pour défendre demain "une position constructive" à l'Assemblée.

"C'est parce que François Hollande est installé dans le déni de réalité, c'est également parce qu'il refuse de débattre, que je voterai Nicolas Sarkozy", explique Jean Arthuis dans un communiqué.

"S'il m'est arrivé de critiquer sa manière de gouverner, ses déclarations droitières, ses propos clivants et ses revirements, je le rejoins sur les priorités cruciales", souligne le sénateur de la Mayenne qui cite en exemple les propositions du candidat-président "pour améliorer la compétitivité" et "ses engagements tendant à rétablir l'équilibre de nos finances publiques".

"J'entends assumer ma responsabilité. L'abstention n'est pas mon parti", ajoute l'ex-président de la commission des finances du Sénat comme un message à François Bayrou qui doit donner sa position pour le second tour le 3 mai prochain.

(AFP)