06  avril  2016 

« Pas de cap, pas politique, pas de vision !» Lorsque le Président des Républicains, Nicolas Sarkozy, tente de dresser un constat sur la politique mise en place depuis quatre ans dans l'Education et l'Enseignement supérieur par le gouvernement socialiste, un seul mot vient dans sa bouche, c'est celui d' « échec ».

 

Il suffit d'ailleurs de compter le nombre de ministres qui se sont succédé en moins de quatre ans à l'Education nationale et de le comparer au nombre proportionnel de réformes avortées ou contestées par les enseignants eux-mêmes, les parents, les élus locaux… pour comprendre le malaise et trouver une des explications aux difficultés grandissantes que connaît notre pays en matière de réussite éducative.

Alors que les Français sont passionnés par la question scolaire qui conditionne les réussites futures mais également la compréhension et l'assimilation des valeurs de notre République par les plus jeunes, le déclassement de la France dans les classements internationaux n'est probablement pas étranger à l'approche idéologique de la gauche sur l'Education nationale.

Au contraire de la gauche au pouvoir depuis quatre ans qui ne s'est illustrée que par la déconstruction systématique des dispositifs éducatifs qui fonctionnaient « au motif –et au seul- qu'ils ont été mis en place par l'ancienne majorité, notre famille politique a une vision ». Cela Nicolas Sarkozy l'a rappelé mercredi matin alors qu'il concluait une journée de travail consacrée à l'Education nationale et à l'Enseignement supérieur dans le cadre de notre projet politique pour l'alternance de 2017.

« La société à laquelle nous aspirons n'est pas une société sans Histoire, sans travail, sans effort, sans distinction, sans récompense. Notre école non plus», estime Nicolas Sarkozy qui était entouré ce mercredi , pour faire émerger nos propositions sur l'Education, d'Eric Woerth, secrétaire général chargé du projet, Luc Chatel, président du Conseil national, Annie Genevard, Délégué générale à l'Education, Dominique Nachury, Madeleine de Jessey, Jean-Baptiste Froment, Olivier Vial, secrétaires nationaux à l'Education, mais également les députés Daniel Fasquelle, Olivier Marleix, Patrick Hetzel sans oublier Pierre-André Périssol, l'ancien ministre et actuel maire de Moulins et de très nombreux acteurs de l'Education nationale et experts.

« La seule réponse apportée par ce gouvernement à la crise de la transmission et de l'autorité a été quantitative avec la création de 60 000 postes qui n'a aucunement influé sur la réussite éducative de notre pays. 100 000 jeunes sortent chaque année sans diplôme de leur scolarité et pas moins d'un élève sur cinq sort du collège sans maîtriser les fondamentaux », s'alarme Nicolas Sarkozy qui, devant ce « lourd constat » mesure la « grande responsabilité» des Républicains qui se sont fixés comme priorité, dans l'objectif de l'alternance 2017, de « redonner confiance dans l'école »

« Nous devons répondre aux attentes des parents et aux aspirations des enseignants qui veulent, tout simplement, instruire les étudiants, lycéens, collégiens ou enfants dont ils ont la charge. Notre conception de l'école n'est pas différente de celle que nous nous faisons de la société toute entière. Elle est même cohérente avec l'ensemble du projet des Républicains », poursuit Nicolas Sarkozy pour qui la vision de l'école « est fondée sur les mêmes principes que nous avons, nous Les Républicains, de la société. Nous ne voulons pas d'une école qui tire vers le bas, vers la médiocrité, l'égalitarisme. Nous voulons la liberté, l'initiative, la responsabilité, le goût de l'effort et du savoir, la valeur du travail et du mérite, le respect de l'autorité et de la transmission », souligne-t-il.

Alors comment peut s'articuler un projet autour de cette vision ? Autour de quatre missions fondamentales, répond Nicolas Sarkozy : la transmission des savoirs, le développement de l'excellence « qui n'est pas un gros mot », le rétablissement de l'autorité « car sans autorité il n'y a aucun résultat possible » et l'autonomie.

Qui dit transmission des savoirs dit enseignants. Et dans ce domaine, Nicolas Sarkozy fait un retour d'expérience. « Comme beaucoup j'ai fait une erreur en disant que l'élève devait être au centre de l'école. Or, le premier changement cardinal c'est que la future réforme de l'Ecole doit partir des enseignants et non pas des enfants. Parce que ce sont les enseignants qui assurent la transmission des savoirs et des disciplines. Cela ne veut pas dire que je ne considère pas les enfants au cœur du dispositif, mais la réhabilitation du métier d'enseignant doit être notre première orientation. Je veux le dire aux enseignants de France. Nous voulons nous adresser à chacun d'eux car nous avons besoin d'enseignants respectés et d'élèves qui puissent rêver d'être à la place de l'enseignant ».

Qui dit enseignant dit également formation des enseignants pour laquelle Nicolas Sarkozy ne regrette pas d'avoir supprimé les IUFM « qui préparaient à tout sauf à préparer à la carrière des enseignants ». Le premier lieu de formation des enseignants doit être l'université », souligne Nicolas Sarkozy qui en fait l'une de ses priorités.

« Remettre la priorité à la transmission des savoirs, c'est naturellement donner la priorité à l'instruction à l'école primaire », ajoute Nicolas Sarkozy qui souhaite mettre le paquet sur l'apprentissage de la lecture et obtenir un consensus autour de cette volonté : « aucun élève ne doit pouvoir quitter l'école primaire pour entrer en sixième sans savoir lire, écrire, compter et calculer ». Avec cette priorité : aucun enfant ne pourra quitter le CP ou le CE1 sans maîtrise de la lecture. Le rôle des enseignants sera donc de repérer les enfants en difficulté et de les orienter vers des classes de "CP+" et de "CE1+ "qui proposeront des parcours différenciés, y compris, et si nécessaire, pendant les vacances, pour obtenir cette maîtrise indispensable de la lecture. « Dans l'école de la République, on rentrera en CE2 en sachant parfaitement lire. C'est un changement considérable. C'est un choix structurant, un choix social, pas un choix de sélection », affirme Nicolas Sarkozy.

Concernant le collège, aucune ambigüité, « le projet de réforme sera abrogé », prévient Nicolas Sarkozy pour qui « le collège doit évidemment avoir un socle commun où chaque établissement doit pouvoir offrir des filières diversifiées avec des classes bilangues, des sections européennes, ou encore des options de langues anciennes, et s'ouvrir parallèlement aux filières de pré-apprentissage dès 14 ans. Nous croyons totalement dans l'apprentissage », insiste Nicolas Sarkozy qui propose de faire « progressivement de l'apprentissage la voie de droit commun pour l'obtention d'un bac professionnel », à l'image de ce que font les CFA dans les départements.

La reconnaissance du mérite étant une valeur assumée et partagée par notre famille politique, Nicolas Sarkozy promet le rétablissement de la portion de bourses au mérite pour les bacheliers mention "Très bien" supprimée par la gauche. « J'avais voulu que ceux qui se donnent plus de mal que les autres soient plus récompensés que les autres. La gauche a supprimé cette mesure car on risquait de blesser ceux qui se donnaient moins de mal », ironise Nicolas Sarkozy qui souhaite également « valoriser le mérite scolaire » en créant des bourses d'excellence sur le seul critère du mérite, ouvertes également aux classes moyennes qui, aujourd'hui, sont exclues de tout. Avec cette précision d'importance : la décision serait prise au niveau de l'établissement. « Quel plus beau symbole que de montrer que la République, son école, ses professeurs encouragent et récompensent l'excellence, le travail bien fait, l'effort et la réussite », relève Nicolas Sarkozy qui assure que notre famille politique, une fois au pouvoir en mai 2017, reprendra le programme des internats d'excellence, pour les élèves boursiers méritants, lui aussi mis à mal par l'actuelle majorité socialiste. « Les internats d'excellence donnent la possibilité pour des familles modeste de pouvoir être dans un environ propice à la réussite. Cette suppression a été un scandale social », estime le président des Républicains

Si notre famille politique souhaite replacer au centre du dispositif l'enseignant, son rôle n'en sera que plus facilité si l'autorité à l'école est rétablie. En premier lieu en faisant respecter le principe de laïcité car « l'école, précise Nicolas Sarkozy, est un lieu neutre qui garantit la sécurité de chaque enfant et qui ne tolère ni communautarisme, ni idéologie. Dans les lieux scolaires, précise-t-il, la République ne tolère aucun signe distinctif d'une religion ou d'une communauté. Il s'agit de préserver la majorité contre une minorité agissante ». Une laïcité qui doit s'appliquer, à ses yeux, « jusque sur les bancs de l'université publique, comme lors des sorties scolaires ».

Au nom de notre famille politique, Nicolas Sarkozy préconise par ailleurs la fin de l'enseignement des langues des communautés d'origine. « Il faut dire clairement aux parents d'origine étrangère, qu'ils doivent, eux-aussi, apprendre le français et le parler à la maison, il en va de la réussite et de l'insertion de leurs enfants », explique-t-il.

Une autorité rétablie, ce sont également des sanctions au niveau d'abord de l'établissement scolaire puis, pour les élèves les plus perturbateurs, une orientation vers les internats de réinsertion scolaire (ERS).« Et si l'enfant ou la famille sont opposés, nous suspendrons les allocations familiales », prévient Nicolas Sarkozy qui propose une « nouvelle chance » aux décrocheurs (ces 100 000 jeunes sortis du système scolaire sans qualification) qui effectueront obligatoirement un service militaire adapté. L'occasion pour eux d'obtenir des qualifications et de partager une vie en commun avec des règles. « L'Institution militaire a la capacité de resocialiser des jeunes en perte de repères. C'est un impératif de cohésion nationale », assure Nicolas Sarkozy.

Quant à l'enseignement supérieur, Nicolas Sarkozy appelle à un acte II de l'Autonomie des Universités. Concrètement les universités autonomes pourront déterminer les conditions d'accès aux formations qu'elles délivrent. « Cela signifie de permettre de conditionner l'inscription dans certaines filières à la "validation de pré requis ", pour s'assurer de la réussite des étudiants, mais aussi autoriser les universités d'instituer des filières sélectives en leur sein, par exemple pour le niveau Master II », détaille Nicolas Sarkozy.

Dans son esprit un acte II de l'autonomie des universités signifie aussi une nouvelle gouvernance. Comme de pouvoir déterminer, dans la limite d'un plafond, le montant des droits d'inscription. Mais surtout, cet acte II doit permettre aux universités, sur le modèle de réussite des universités américaines, de développer des incubateurs d'entreprise dans chaque campus et de pouvoir déposer les brevets adaptés.
2700 milliards de chiffre d'affaires ont été en effet réalisés par des entreprises créées par des étudiants qui emploient aujourd'hui 6 millions de personnes. C'est cette opportunité là que Les Républicains veulent saisir avec cet acte II.

Il y a urgence car d'ici 2025 trois millions d'emplois seront probablement détruits en France du fait de la robotisation, de la digitalisation… « D'où l'importance d'avoir un système d'enseignement et de recherche fort », soutient Nicolas Sarkozy pour qui une autonomie accrue des universités permettra de relever ces défis.

Réparer une école affaiblie par des réformes idéologiquement hasardeuses, rétablir le lien de confiance entre le système éducatif et la nation pour faire réussir les élèves, telle est l'ambition du projet que notre famille politique, Les Républicains, a déterminé ce mercredi et portera pour l'alternance en 2017.

Les Républicains