Le projet de Nicolas Sarkozy  est le seul qui soit à la fois réaliste et cohérent. On peut en exposer clairement les principes et les axes.

Ce projet part de la constatation que la mondialisation est une réalité,  et que la concurrence internationale s'impose à nous; il inscrit clairement l'avenir de la France  dans une perspective européenne et dans le cadre de la monnaie unique, l'Euro.

Les réformes et les  mesures proposées ne peuvent ignorer  ces  réalités ou contredire  ce choix.

Le projet de Nicolas Sarkozy affirme d'abord la nécessité de réduire les déficits, selon le rythme sur lequel la France s'est engagée, tout en soutenant la croissance:

Ce sera donc une politique consistant à diminuer les  dépenses publiques improductives, à augmenter, de manière équilibrée,  les recettes et à favoriser la recherche, l'innovation et l'investissement productif.
Ce sera une  politique favorisant le travail et la productivité, avec en contrepartie logique la juste rémunération de cet accroissement du  travail et de  productivité.

Ce seront des réformes structurelles venant prolonger celles entreprises lors du précédent quinquennat, et visant à rendre la France plus moderne,  plus productive et les Français mieux protégés. Prolongation des réformes des retraites, du service minimum ou de l'université. Réformes nouvelles et urgentes comme celles de l'éducation, de la justice, de la santé...et politique de solidarité.

Cette politique d'efforts et de réformes nécessite une  France forte.pour s'accomplir au mieux. Une France forte, parce que dans le cadre concurrentiel qui est le nôtre, seule une France forte sera à même de jouer son rôle de grande puissance économique  comme   de protecteur des Français. France forte aussi  pour lui éviter de se diluer dans l'Europe, alors que tout naturellement elle agira dans le sens d'une plus grande convergence européenne.

Un Fance forte c'est à dire une France au clair avec son identité et les valeurs qui sont les siennes, avec ses objectifs,  une France dotée d'un Etat fort, d'un peuple réuni.

Cela se traduit dans la politique extérieure que Nicolas Sarkozy propose,  mais s'exprime aussi dans ce qui est préconisé pour    l'immigration,  la sécurité,  le rôle des services publics,  la démocratie rénovée et élargie par les consultations populaires.

Voilà le projet (qui sera précisé au fil de la campagne) que Nicolas Sarkozy  mettra en oeuvre avec un gouvernement d'Union Nationale, qu'il proposera certainement, plus ouvert encore que ses premiers gouvernements, allant très loin dans son offre de coopération à droite, au centre et à gauche.

En face de ce projet, existent deux autres projets relativement cohérents: celui  de Marine Le Pen et celui  Jean-Luc Mélenchon.  Irréalistes et catastrophiques à  moyen terme, car basés sur la volonté de s'affranchir de la concurrence, des marchés et même  de l'Euro!  Mais,  dans ce cadre (totalement irréaliste), de repliement sur soi et de  fermeture partielle des frontières, il n'est pas incohérent de préconiser des augmentations de dépenses publiques et d'impôts...Refusant les prémisses (mondialisation, concurrence, Euro...), ils peuvent en restant logiques, refuser les mesures qui en découlent et en proposer d'autres. Voués à l'échec  leurs projets ont toutefois leur cohérence.

C'est bien différent pour le "projet" du candidat socialiste, pour autant qu'on puisse en distinguer un, au milieu des hésitations, retours en arrière, contradictions, déclarations démagogiques qui en constituent la trame!

Hollande accepte (semble-t-il) les prémisses du projet de Nicolas Sarkozy ( réalité de la mondialisation et de la concurrence internationale, et avenir de notre pays dans le cadre de l'Europe et de l'Euro...).

Mais, annonçant vouloir réduire les déficits,( à un rythme plus lent que celui sur lequel nous nous sommes engagés!) loin de réduire les dépenses publiques il les aggrave, alourdissant encore le coût et le poids d' une bureaucratie déjà trop lourde!

Annonçant vouloir la croissance, il augmente de manière inconsidérée la pression fiscale, ce qui diminuera les investissements,  ne permettra aucun progrès dans le domaine de l'emploi et favorisera massivement l'exode des capitaux.

Et le refus des réformes (ou le recul) comme  des politiques volontaristes en terme de sécurité, justice, éducation, immigration ne vont pas dans le sens d'une  France forte et protectrice...Bien au contraire!

Il s'agit, notons-le d'ailleurs, d'un projet qui abandonne toute idée de coopération ou de convergence européenne et qui n'est partagé par aucun des autres partis socialistes européens.

Loin de favoriser l'union nationale qui serait aujourd'hui nécessaire, il ne s'adresse qu'au "peuple de gauche", monte les "petits" contre les "gros"  et  prévoit d' appliquer cette "politique", s'il est élu,  avec un gouvernement réduit aux  seuls partis de gauche...et avec une administration dévouée (les éléments gênants ayant été écartés.)

Comment imaginer que les Français, quand le moment sera venu de choisir, aillent dans le sens de l'incohérence et du flou?

Si les choses sont clairement exposées ils ne peuvent, dand leur majorité, que choisir le projet de Nicolas Sarkozy, celui d'un Président responsable, celui  d'une France forte apte à  les protéger.

Ayons confiance.

Marc d'Héré